Pillages, absence d’eau et d’électricité, personnes disparues... le bilan des inondations

Pillages, absence d’eau et d’électricité, personnes disparues... le bilan des inondations

Cinquante-trois personnes sont toujours portées disparues à la suite des intempéries meurtrières qui ont touché la Belgique, d’après un dernier bilan établi mardi à 17h00 par le Centre de crise. Plus tôt dans la journée, ce nombre était de 116, 63 ont finalement montré signe de vie. Depuis le début des inondations, 296 personnes portées disparues ont été retrouvées vivantes.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière sur la Belgique, et plus particulièrement sur la province de Liège, ont causé la mort de 31 personnes, dont 30 officiellement identifiées. «Les vérifications ne sont pas encore terminées et prendront encore plusieurs jours», précise le centre de crise.

Les différents opérateurs de télécommunications travaillent à rétablir le réseau le plus rapidement possible dans les zones impactées. Une couverture minimale est assurée pour permettre aux habitants des zones touchées de téléphoner et de surfer, même si c’est à une vitesse réduite, ajoute le Centre de crise.

Electricité et eau

Selon un premier bilan provisoire, Resa estimait mardi à 65 millions d'euros le coût des travaux de reconstruction de ses réseaux de gaz et d'électricité dans les communes liégeoises sinistrées. Mardi, 10.500 foyers étaient toujours sans gaz, et 10.000 foyers privés d'électricité. « C’est la première fois que les deux réseaux sont impactés de la sorte en même temps. C’est une catastrophe et nous n’avions jamais connu cela », indique d’emblée le directeur général de RESA, Gil Simon.

Les communes toujours concernées par une non-potabilité de l’eau sont toutes situées en province de Namur, avec Houyet (Celles), la partie haute de Dave, et Ham-sur-Sambre. La SWDE rappelle une nouvelle fois que l’eau déclarée non-potable ne peut pas être consommée, même bouillie. Deux communes connaissent également encore des coupures ponctuelles, à savoir Profondeville (Bois de Villers) et Dison, où une fuite en cours de réparation perturbe l’alimentation de 50 foyers.

9.000 personnes à reloger

Pepinster et Verviers font partie des zones les plus touchées par les inondations survenues la semaine dernière. Le chef de la zone de police de Vesdre s’est exprimé sur la situation actuelle de la région sur Terzake.

Il explique que 9.000 personnes doivent trouver un autre logement en raison des intempéries. Ses parents, âgés de 89 et 85 ans, sont également concernés : « Ils ne pourront pas utiliser de gaz pendant les cinq prochains mois ».

Pillages

Plusieurs communes notamment dans les provinces de Liège et de Namur subissent des pillages. A Esneux, la bourgmestre Laura Iker a même fait appel à l’armée. A Trooz, Chaudfontaine, les autorités locales ont dû faire appel à des sociétés privées.

Le gouvernement de la province de Namur a mis en garde les pilleurs. Le parquet appliquera la tolérance zéro.

La circulation en Meuse reprend

Les deux péniches se trouvant au fond de la Meuse après avoir coulé vendredi dernier ont été localisées, a signalé la porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures Sarah Pierre, confirmant une information de Sudpresse.

Amarrés au Port des Yachts, à Liège, les deux bateaux, le « Dove » et le « Quintus Quarter », ont coulé vendredi dernier en raison de la force du courant. Ces événements ont eu des répercussions sur la navigation fluviale, ayant entrainé l’interdiction de la circulation entre le pont Albert 1er et le pont Kennedy.

Mardi, les épaves des deux péniches ont pu être localisées et la circulation a pu reprendre sous certaines conditions: «Le passage est redevenu opérationnel vers 14h00 mardi. La navigation doit se faire sur la rive droite à plus de 30 mètres de la rive gauche, à vitesse réduite, et aucun dépassement ou croisement n’est autorisé sur cette zone», a précisé la porte-parole.

Signalées, les péniches devront prochainement être renflouées. Ces opérations prendront certainement du temps. Il n’est pour l’heure pas encore possible de déterminer une date pour un retour à la normale.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous