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Du Tour de France aux JO, Wout van Aert vit un rêve éveillé: «Le week-end fut surréaliste»

Après le Tour de France, place aux JO de Tokyo.

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Wout van Aert a prouvé au monde entier qu’il détenait une forme olympique en remportant une étape de montagne, un chrono et le sprint final sur les Champs-Elysées lors du récent Tour de France. Dans la foulée d’une Grande Boucle ponctuée en beauté, le champion de Belgique a pris la direction de Tokyo pour y disputer les Jeux Olympiques.

« C’était un week-end un peu surréaliste. C’est peut-être pas plus mal d’être directement parti pour éviter de décompresser. Je peux me concentrer directement sur les JO », a-t-il déclaré mercredi lors d’une conférence de presse au Fuji International Speedway, l’ancien circuit de Formule 1 situé au pied du Mont Fuji et théâtre de l’arrivée de la course en ligne samedi.

‘WVA’ a assuré avoir déjà bien encaissé le décalage horaire. « Je me sens mieux que prévu. J’étais forcément fatigué dimanche soir, j’ai pu bien dormir pendant le vol. Jusqu’à présent, l’adaptation se déroule bien. Nous n’avons fait que des sorties calmes jusqu’ici, mais je m’attendais à être bien plus fatigué. »

Le parcours s’annonce sélectif, même pour un Wout van Aert en forme, avec quelque 5.000 mètres de dénivelé positif. Le Belge reconnaitra jeudi les ascensions, dont le Mikuni Pass, 6,8 km à 10,1 % de moyenne, qui s’annonce décisif. « Ce n’est plat nulle part ici », a détaillé Van Aert, assurant que le final allait également être « dur ».

Outre le profil, la chaleur constituera un autre facteur important. « Je pense pouvoir bien la gérer. On sent que c’est complètement différent de chez nous avec beaucoup d’humidité. Certains vont plus en souffrir que d’autres. »

Van Aert admet facilement appartenir aux favoris dans la course aux métaux. « Je vois cela comme une opportunité. J’ai les jambes pour y parvenir, mais je ne vais pas non plus me mettre de pression. Pour moi, Tadej Pogacar est le grand favori », a analysé le Belge en évoquant le Slovène, tout frais double lauréat du Tour. « Je tiens compte du fait que les autres pays vont nous observer, c’est logique. »

Dans sa main de cinq cartes, la Belgique pourra compter sur un autre atout majeur en la personne de Remco Evenepoel. « Nous bénéficions tous les deux d’un rôle protégé. Il ne devra pas m’attendre s’il part avec les meilleurs dans le Mikuni Pass. Si je suis encore là après, j’ai plus de chance de pouvoir finir la course. »

Après la course en ligne de samedi, ‘WVA’ disputera ensuite le chrono mercredi prochain. Le natif de Herentals aura là aussi l’occasion de monter sur le podium. Il s’attend en tout cas à avoir bien récupéré. « Quand je vois à quel point je récupérais bien sur le Tour, je pense que les trois jours entre la course en ligne et le contre-la-montre devront être suffisants. »

Au Japon, Van Aert est heureux de vivre ses premiers JO, même s’ils sont ternis par la pandémie. « Cela me fait quelque chose », a-t-il reconnu. « Quand Greg (Van Avermaet, champion olympique en 2016, ndlr) me parle du village olympique, c’est complètement différent d’aujourd’hui. C’est la première fois que je viens au Japon et c’est déjà agréable de pouvoir y rouler et de s’imprégner de sa culture. »

Le Belge place un titre olympique sur le même pied d’égalité qu’un sacre mondial et une victoire dans un Monument comme le Tour des Flandres. « La seule différence, c’est que vous le gardez pendant quatre ans, voire toute une vie. Au Ronde, il y a un vainqueur chaque année. C’est ce qui rend une médaille d’or si spéciale », a ponctué Wout van Aert.

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