Unilever: le bénéfice frappé au premier semestre par les changes et les coûts

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net part du groupe a baissé de 5% sur un an à 3,1 milliards d'euros, d'après un communiqué jeudi.

Le chiffre d'affaires n'a progressé que de 0,3% à 25,8 milliards d'euros, également en grande partie à cause d'un effet de change défavorable, le groupe faisant valoir qu'il serait bien plus en hausse à taux de changes constants.

Les marges ont également fortement souffert d'investissements dans les marques du groupe mais aussi d'inflation dans les coûts des matières premières, d'emballage et de distribution. 

Les coûts de fret notamment sont en hausse et les cours du pétrole et du carburant ont largement rebondi depuis un an.

En août, les coûts fixes liés au Covid-19 ont également augmenté, pesant aussi sur les marges.

Le directeur général Alan Jope a fait valoir que les ventes en ligne du groupe avaient bondi de 50% sur un an pendant les six premiers mois de l'année, et que ce mode de commercialisation représente à présent 11% du total.

Le groupe souligne dans son communiqué que l'environnement opérationnel à travers ses différents marchés "a connu des améliorations mais reste changeant. Les restrictions sur la vie quotidienne continuent à travers le monde, avec un impact sur les canaux de distribution, la répartition des ventes et le comportement des consommateurs".

Il note que les restrictions en Inde ont pesé au deuxième trimestre mais sont moins strictes qu'à la même période l'an dernier, tandis qu'en Chine, "la normalisation s'est poursuivie mais la croissance est toujours inférieure à l'avant-Covid-19".

Les marchés en Amérique du Nord et en Europe ont reculé, comparé au premier semestre l'an dernier, car les premières mesures de confinement strict avaient dopé la demande de produits d'hygiène ou de nourriture. 

Si le groupe observe une progression de ses ventes en Amérique du Sud, il fait part de difficultés en Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie où "de larges parties du pays sont en confinement" à cause d'une envolée des cas de coronavirus.

"Nous sommes convaincus que nous pouvons générer une croissance sous-jacente des ventes en 2021 (...) dans nos objectifs pluriannuels de 3 à 5% malgré des effets de comparaison défavorables au deuxième trimestre", ajoute M. Jope.

Unilever, maison mère des produits nettoyants Cif ou Omo, des déodorants Axe, des glaces Magnum ou des thés Lipton, a connu des fortunes diverses dans les pays qui ont fait face différemment à la pandémie" remarque Richard Hunter, analyste d'Interactive Investor.

 
 
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