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Daimler va investir 40 milliards pour devenir 100% électrique

Le constructeur allemand assure qu’il sera prêt en 2030. Il veut aussi construire huit « giga-usines » de batteries.

Temps de lecture: 2 min

Le constructeur automobile allemand Daimler sera prêt à passer au tout électrique avant 2030 et, pour y parvenir, va investir 40 milliards d’euros au cours de la décennie, a-t-il annoncé jeudi. Le fabricant des Mercedes-Benz compte ouvrir dans le monde huit usines de cellules de batteries, la composante clé des modèles électriques, signe de l’abandon accéléré par le secteur automobile des carburants traditionnels sur fond de normes environnementales de plus en plus strictes.

« Nous seront prêts si les marchés se tournent entièrement vers l’électrique d’ici la fin de la décennie », note Ola Källenius, patron de Daimler, présentant une «réaffectation fondamentale du capital» au moment où se prépare aussi une scission historique du groupe. D’ici la fin de l’année, Daimler compte en effet introduire en Bourse son activité poids-lourds Daimler Trucks, devenue autonome.

Part des ventes de 50 %

Pour la branche automobile Mercedes-Benz Cars and Vans, Daimler va donc au total consacrer au moins 40 milliards en moins de dix ans à l’électrification. Les investissements dans les technologies thermiques et hybrides vont baisser de 80 % entre 2019 et 2026. Mercedes s’attend désormais à une part des voitures hybrides et électriques parmi les ventes mondiales d’au moins 50 % en 2025, contre 25 % précédemment.

La clé de cette stratégie : dès 2025, Mercedes ne lancera plus que des « architectures » – la base technique d’un véhicule qui accueille moteur, roue et châssis – 100 % électriques. Il va également acquérir la startup britannique Yasa, spécialisée dans le moteurs électriques. Daimler n’a précisé ni échéance ni localisation pour ses huit « giga-usines » de cellules de batteries que le groupe compte installer dans le monde pour couvrir ses besoins.

 

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3 Commentaires

  • Posté par Jacques Eric, vendredi 23 juillet 2021, 15:41

    Est-ce que l'on pense aux gens qui n'ont pas de garage ni de parking privé ? Comment vont-ils recharger leur voiture si elle est parquée loin du domicile ?

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 22 juillet 2021, 14:58

    J'entends encore ceux qui disent "La voiture électrique sur batterie est un leure". Et bien, si c'est un leure, Daimler est en passe de perdre 40 milliards d'Euros. A mon avis, si Daimler (comme d'autres parmi les plus grands) investissent massivement dans l'électrique, c'est qu'il y a bien un business model viable pour cette industrie. Les normes qui sont imposées ne sont donc pas seules responsables de cet engouement.

  • Posté par LEBEAU PATRICK, vendredi 23 juillet 2021, 16:28

    236 millions de véhicules particuliers en Europe (CE). Durée de garantie constructeur maximum pour la batterie = 8 ans. Poids des batteries: de 250 à 600 kg, comptons donc une moyenne de 425 kg par véhicule. (236.000.000 x 425) : 8 = 12 millions 537 mille 500 tonnes de batteries usagées chaque année. Où sont les usines pour les recycler? Pourquoi tout à l'électrique et pas d'alternative (en plus de l'hydrogène) comme le gaz naturel. On va surexploiter des métaux rares (pollution des pays producteurs), produire l'électricité via des centrales au gaz (CO2) à construire, devoir rénover/renforcer le réseau électrique, racheter des batteries pour garder un véhicule plus coûteux plus longtemps ou les louer, donc payer le carburant ET les batteries, et pour une borne de recharge. Il va falloir compenser les taxes et accises sur le carburant. En effet, un business model TRES viable. Le citoyen, lui, va casquer un max ... mais il peut installer des panneaux solaires .. qu'on taxeraet on aura du bon air (sauf ceux qui vivront à côté des usines de recyclage). Au fait quand a-t-on prévu une taxe sur l'air que l'on respire? Je ne suis pas contre la voiture électrique, je suis contre les diktats d'une pensée unique qui ne prend pas en compte tous les éléments en amont et en aval qui méritent réflexion. Oserai-je aller jusqu'à dire qu'on ne fait que déplacer le problème, mais les verts seront contents et les multinationales ont une nouvelle poule aux oeufs d'or avec le "green business". Bon, je l'ai dit.

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