Randall Goosby: présence et virtuosité

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Protégé d’Itzhak Perlman, élève aussi de Catherine Cho, Laurie Smukler et Philippe Quint notamment, l’Américain Randall Goosby est une des nouvelles stars du violon. À 24 ans seulement, il s’est déjà produit avec le New York Philharmonic, le Cleveland Orchestra dans des salles à travers les USA mais aussi le monde (au Kennedy Center mais aussi au Wigmore Hall).

Pour Roots, son premier album, Goosby, fils d’un père afro-américain et d’une mère coréenne, fait le choix de se concentrer sur les œuvres de compositeurs noirs (mais pas seulement puisqu’on retrouve aussi Dvořák et Gershwin) et sur leurs contributions à la musique classique. Un disque qui résonne avec l’époque, d’autant plus que le violoniste y travaillait à l’été 2020. « Nombre de ces compositeurs afro-américains durent contourner les obstacles au cours de leur vie professionnelle (…), explique Randall Goosby dans le livret du disque. Aujourd’hui, des jeunes de couleur comme moi ont plus de liberté et d’assurance pour poursuivre une carrière dans la musique classique. S’il n’y avait pas eu ces compositeurs, ces interprètes et cette musique, je ne pourrais pas faire ce que je fais aujourd’hui. Cet enregistrement est un hommage (…). »

Résultat : un voyage à travers les époques et les styles où l’on retrouve une version délicieuse et inspirée d’extraits de Porgy and Bess, l’explosivité et la mélancolie de la Suite pour violon et piano de William Grant Still, les sonorités âpres de Blue/s Forms de Coleridge-Taylor Perkinson et l’esprit folk de Shelter Island, composé spécialement par Xavier Foley. Toujours avec incarnation et virtuosité.

Decca Classics

 
 
 

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