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Les pilotes de légende (épisode 2/4): Charles Lindbergh, un vrai héros mais un exemple ambigu

Les débuts de l’aviation ont façonné bien des héros. Le plus connu d’entre eux, sans doute, est Charles Lindbergh qui n’a que 25 ans lorsqu’il traverse l’Atlantique et pose les roues de son Spirit Of Saint Louis sur la pelouse de l’aérodrome du Bourget le 21 mai 1927.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 7 min

Il y avait tant de « premières » à réaliser : traverser la Manche (Blériot), la Méditerranée (Roland Garros), les Alpes (Geo Chavez), la Cordillères des Andes (Adrienne Bolland)… Il y a parallèlement une vogue des exploits aériens et un succès populaire dès qu’un nouvel obstacle est franchi par les airs. C’est ainsi qu’aux États-Unis, Raymond Orteig, un Français propriétaire d’hôtels à New York lance le pari de récompenser de 25.000 dollars le premier aviateur qui traversera l’Atlantique sans escale entre New York et Paris. Le 20 mai 1927, Charles Lindbergh relève le défi que d’autres, pourtant, ont raté, voire payé de leur vie. 33heures et 30 minutes après avoir quitté New York à bord de l’avion Spirit Of Saint Louis, il débarque au Bourget, à Paris et se contente d’un commentaire un rien laconique : « Well I did it » (et bien, je l’ai fait).

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6 Commentaires

  • Posté par Paul Mercier, lundi 26 juillet 2021, 0:02

    Il est vrai que ce pilote de légende (qui, soit-dit entre parenthèse n'est pas le premier à traverser l'Atlantique, puisque Alcock et Brown avaient déjà réalisé cet exploit en 1919, mais le premier à relier New-York à Paris, ce qui n'enlève rien à son admirable mérite) était séduit, avant la guerre, c'est important par Hitler. Il est facile de le lui reprocher aujourd'hui, mais n'oublions pas que si Roosevelt a tant hésité à déclarer la guerre à l'Allemagne, c'est notamment parce que Kennedy (père de John, Robert, Ted et quelques autres) ambassadeur à Berlin, vénérait sinon Hitler, du moins ce "magnifique" (ce n'est évidemment pas mon opinion) régime d'ordre qui était sorti de la grande crise à une vitesse incroyable. Dans tous nos pays européens, nombreux étaient les bien-pensants qui avaient de la sympathie pour le régime nazi, parmi lesquels de nombreux belges comme De Man, grand intellectuel du parti socialiste, ou un roi d'Angleterre que des personnalités comme Churchill ont poussé à l'abdication sous prétexte de son mariage avec une américaine divorcée. . Evidemment ces gens ont commis une grave erreur, vue depuis notre petit confort d'aujourd'hui, mais à leur époque, entre 1933 et 1938, ils ne pouvaient imaginer ce que ce régime allait apporter... Qui d'entre nous, qui d'entre vous les commentateurs pseudo-intellectuels donneurs de leçon, pouvait imaginer que la prix Noble de la paix de 21991, Aung San Suu Kyi, se révélerait complice, au moins par massivité et omission, d'un génocide? Qui aurait pu imaginer qu'Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1912 , serait la caution de l'eugénisme pratiqué par les nazis? L'anachronisme est l'ennemi de l'historien, mais les journalistes ne l'ont toujours pas compris. Juger les gens à partir de ce que nous savons, mais qu'il ne savaient pas, est une erreur dramatique. Qui se souvient de la "fameuse" Marie-France Botte, faite baronne en 1996 (il apparaît qu'elle n'a pas voulu payer les "droits" qu'un tel anoblissement implique) condamnée par la justice mais "récupérée" par la ville de Bruxelles? Le Soir devrait être un peu polus sérieux.

  • Posté par Ceviki Miyovo, samedi 31 juillet 2021, 21:08

    Joseph Kennedy était en poste à Londres, pas à Berlin

  • Posté par Sabbe Dominique, lundi 26 juillet 2021, 11:14

    Je partage entièrement votre avis sur la trop fréquente incapacité des milieux journalistiques pour contextualiser les événements du passé. Ceux-ci sont trop souvent assortis d'un un jugement moral faussé résultant d'une analyse précipitée et erronée. Si on y ajoute, ce qui n'est pas nécessairement le cas de ce journal-ci, un militantisme assumé, on obtient une machinerie qui s'apparente d'avantage à influencer qu'à informer la grand public. En contextualisant les faits du passé, en les resituant dans l'esprit de l'époque, le journaliste pourrait contribuer à apaiser les multiples fractures qui apparaissent aujourd'hui dans nos sociétés occidentales et à atténuer la violence qui en émane.

  • Posté par Paul Mercier, lundi 26 juillet 2021, 0:07

    Désolé pour les coquilles malgré ma relecture. Nouvelle version, avant que l'on détruise mon avis en m'enjoignant d'apprendre le français... Il est vrai que ce pilote de légende (qui, soit-dit entre parenthèse, n'est pas le premier à traverser l'Atlantique, puisque Alcock et Brown avaient déjà réalisé cet exploit en 1919, mais le premier à relier New-York à Paris, ce qui n'enlève rien à son admirable mérite) était séduit, avant la guerre, c'est important, par Hitler. Il est facile de le lui reprocher aujourd'hui, mais n'oublions pas que si Roosevelt a tant hésité à déclarer la guerre à l'Allemagne, c'est notamment parce que Kennedy (père de John, Robert, Ted et quelques autres) ambassadeur à Berlin, vénérait sinon Hitler, du moins ce "magnifique" (ce n'est évidemment pas mon opinion) régime d'ordre qui était sorti de la grande crise à une vitesse incroyable. Dans tous nos pays européens, nombreux étaient les bien-pensants qui avaient de la sympathie pour le régime nazi, parmi lesquels de nombreux belges comme De Man, grand intellectuel du parti socialiste, ou un roi d'Angleterre que des personnalités comme Churchill ont poussé à l'abdication sous prétexte de son mariage avec une américaine divorcée. . Evidemment ces gens ont commis une grave erreur, vue depuis notre petit confort d'aujourd'hui, mais à leur époque, entre 1933 et 1938, ils ne pouvaient imaginer ce que ce régime allait apporter... Qui d'entre nous, qui d'entre vous les commentateurs pseudo-intellectuels et donneurs de leçon, pouvait imaginer que la prix Nobel de la paix de 1991, Aung San Suu Kyi, se révélerait complice, au moins par passivité et omission, d'un génocide? Qui aurait pu imaginer qu'Alexis Carrel, prix Nobel de médecine en 1912 , serait la caution de l'eugénisme pratiqué par les nazis? L'anachronisme est l'ennemi de l'historien, mais les journalistes ne l'ont toujours pas compris. Juger les gens à partir de ce que nous savons, mais qu'il ne savaient pas, est une erreur dramatique. Qui se souvient de la "fameuse" Marie-France Botte, faite baronne en 1996 (il apparaît qu'elle n'a pas voulu payer les "droits" qu'un tel anoblissement implique) condamnée par la justice mais "récupérée" par la ville de Bruxelles? Le Soir devrait être un peu plus sérieux.

  • Posté par De Coster François , dimanche 25 juillet 2021, 20:28

    Si au moins c'était de Staline qu'il eût dit du bien, ce serait politiquement beaucoup mieux reçu.

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