Dominique Pifarély: aux frontières du jazz et du classique

couve pifarely

La photo de la pochette, signée Ricardo Leira, reflète la teneur de l’album : un ensemble d’itinéraires, de signes, de pointillés qui s’entrelacent pour former une musique à la fois fascinante et mystérieuse. Le violoniste français Dominique Pifarély a composé les onze morceaux, parfois avec l’aide de son pianiste ou de son contrebassiste. Il lance les idées, les structures. Antonin Rayon au piano, Bruno Chevillon à la contrebasse et François Merville à la batterie s’en emparent, relancent le leader, improvisent avec lui et l’improvisation engendre de nouvelles formes, de nouvelles mélodies. C’est aux frontières du jazz et du classique, de l’avant-garde et de la tradition. Et, malgré quelques échappées joyeuses, comme dans « La rumeur qui vient (part. 1) », l’ambiance est tendue, obscure, énigmatique. Et totalement passionnante. Les arabesques du violon, le minimalisme pertinent du piano, la percussion colorée de la batterie, le support rythmique de la contrebasse, tout cela nous emmène dans un voyage insolite vers de nouveaux territoires du jazz. N’en déplaise à Mallarmé, non, on n’a pas tout lu ni tout entendu…

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