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Après le coronavirus, BioNTech mise sur un vaccin contre le paludisme

BioNTech veut produire le vaccin sur le continent africain.

Temps de lecture: 2 min

Après avoir développé avec Pfizer un vaccin pionnier contre le Covid-19, le laboratoire allemand BioNTech a indiqué lundi vouloir appliquer la technologie prometteuse de l’ARN messager au paludisme en lançant l’an prochain des essais pour un vaccin.

« BioNTech compte développer le premier vaccin à ARNm pour la prévention de la malaria » qui sera produit sur le continent africain, a annoncé l’entreprise dans un communiqué.

« La probabilité de succès est grande », a assuré Ugur Sahin, directeur et co-fondateur de BioNTech, laboratoire précurseur dans la recherche sur l’ARNm.

Les études, lancées d’ici fin 2022, auront lieu en Afrique et « d’autres régions où la malaria est répandue » mais également en Allemagne dans le cadre de ce programme soutenu par l’Organisation mondiale de la santé, l’Union européenne et le Centre de prévention et de contrôle des maladies de l’Union africaine (Africa CDC).

Causé par un parasite transmis par les moustiques, le paludisme reste une maladie infectieuse redoutable, particulièrement en Afrique et chez les jeunes enfants, provoquant environ 400.000 morts par an.

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Aucun vaccin jusqu’à présent

Il n’existe actuellement aucun vaccin approuvé contre le paludisme : « depuis plusieurs décennies, les grands développeurs de vaccins ont petit à petit abandonné » la recherche sur le sujet, a déploré le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence conjointe avec BioNTech et l’UE.

Un candidat développé par l’université d’Oxford, Matrix-M, a toutefois suscité l’espoir en avril, affichant une efficacité jusqu’ici inégalée de 77 % lors d’essais de phase II. Il pourrait être homologué sous deux ans.

BioNtech, lui, profite de l’expérience acquise lors du développement du vaccin contre le Covid-19, en association avec le géant américain Pfizer.

Un point crucial : « nous avons construit une très grande base de données sur la sécurité » du vaccin, avec plus d’un milliard de personnes ayant reçu une injection, a expliqué M. Sahin.

BioNTech a également trouvé des solutions pour transporter les vaccins à des températures supérieures aux -70 degrés celsius nécessaires initialement dans la chaine logistique.

BioNTech va initialement financer elle-même le programme et s’adresser à des « partenaires » pour des « investissements à grande échelle », a précisé Sierk Poetting, directeur opérationnel de BioNTech.

Au total, BioNTech travaille sur des vaccins contre neuf maladies infectieuses et planche sur 15 programmes de traitement du cancer, avec des résultats attendus dans les prochaines années.

Les équipes autour du couple formé par Ughur Sahin et Özlem Türeci, directrice médicale, veulent notamment lancer en 2022 un essai clinique pour un vaccin contre la tuberculose.

 

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3 Commentaires

  • Posté par Martin Roland, mardi 27 juillet 2021, 6:31

    L'avènement des vaccins à ARNm n'est plus à démontrer. Une sacrée réussite pour BioNTech !

  • Posté par Martin Roland, mercredi 28 juillet 2021, 13:37

    @Eric : en effet, c'est pas gagné (GSK ... ) mais cette voie (< ARNm) ne semble pas encore explorée. Pour votre divertissement j'ai trouvé ceci : bonne lecture ! ;-)) https://www.journaldemontreal.com/2021/07/27/respecter-le-choix-des-antivaccins

  • Posté par Raspe Eric, mercredi 28 juillet 2021, 12:47

    Pour le paludisme, ils s'attaquent à du lourd. Ce parasite, qui est une vraie saloperie, une merveille de l'évolution, a la fâcheuse habitude de changer de chemise régulièrement. Les antigènes qu'il présente changent rapidement. Ce qui rend inévitablement tous les vaccins déjà testés obsolètes très rapidement.

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