La durabilité à l’épreuve du vent et de l’utopie

« Pionnier de l’éolien wallon », une définition qui sied comme un gant à Vents d’Houyet. Mais elle est un peu réductrice, tant l’entreprise familiale à finalité sociale est engagée dans différents secteurs… Une véritable fabrique à projets durables.

Créée en 2002 par Bernard Delville, Vents d’Houyet a fait de la durabilité son fil rouge. Avec pour objectif d’œuvrer pour le bien-être collectif, de favoriser un mode de vie soutenable, de mutualiser les savoirs et les ressources, etc. « Notre axe principal, ce sont les énergies renouvelables, en particulier l’éolien », résume Pierre Oldenhove, en charge du volet financier de l’entreprise. « Des projets plus rentables, qui nous donnent ensuite les moyens de développer des initiatives moins rémunératrices financièrement, mais dont la valeur ajoutée sur le long terme et l’impact sociétal sont cruciaux. Que ce soit dans l’éducation ou la mobilité. »

Utopie, les pieds sur terre

Vents d’Houyet contribue donc à bâtir un monde plus « durable, intelligent et pacifique ». Une utopie ? Pas pour ces acteurs du changement, convaincus que l’utopie n’est qu’une question de choix et de temps… « Devant la raréfaction des ressources, nos défis sont majeurs. On doit “moins” et “mieux” en faire usage », explique-t-il. « Cela signifie développer davantage notre résilience à travers des projets très concrets, générateurs d’externalités positives, entre autres en milieu rural. Pour créer de l’autonomie au sein des communautés, produire de la valeur, mais au bénéfice du plus grand nombre, favoriser les circuits courts et locaux, activer les microréseaux, etc. » L’entreprise ne manque pas d’idées…

Ensemble, plus forts

La dynamique de Vents d’Houyet repose sur des partenariats vitaux. Et notamment avec BNP Paribas Fortis, qui a par exemple financé la dixième éolienne de l’entreprise, à hauteur de 3 millions d’euros. « La banque nous a aidés à grandir, ces dernières années », estime-t-il. « Mais pas uniquement sur le volet financier. Nos conseillers ont compris que nous sommes une société à part : nous restons évidemment sur les rails au niveau des chiffres, mais notre objectif ne se limite pas à la profitabilité. Aujourd’hui, le soutien de la banque se manifeste aussi dans le conseil, en amont dans l’élaboration et la structuration des projets, notamment grâce à une vraie expertise durable et une grande réactivité. » Une relation forte qui a de beaux jours devant elle…

Le vent en poupe

Au-delà de l’éolien, Vents d’Houyet s’active dans une multitude de projets. L’entreprise a ainsi racheté la gare de Paliseul pour y installer des panneaux solaires, des bornes de recharge électriques pour vélos et voitures et développer une nouvelle offre de mobilité douce à la gare pour les touristes et riverains. Même topo du côté d’une gare TEC à Bouillon. « Ces stations sont souvent abandonnées, car non rentables. Notre projet est d’abord lié à l’énergie, mais le but est aussi d’en faire des tiers-lieux : leur redonner du sens au niveau local, recréer du lien et de la convivialité, etc. C’est crucial, encore plus dans le monde rural. » Autres initiatives ? Un projet de mobilité à Walhain et un second à Bouillon pour l’installation d’une petite centrale hydraulique. Quand les Vents d’Houyet sèment, on récolte la durabilité…

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