Union européenne: menace de sanctions si Erdogan persiste sur Chypre

Le président Erdogan s’est rendu le 20 juillet dernier dans la partie turque de l’île divisée.
Le président Erdogan s’est rendu le 20 juillet dernier dans la partie turque de l’île divisée. - EPA

L’accouchement fut long. Une semaine après le soutien apporté sur place par le président turc Erdogan aux leaders chypriotes-turcs, quatre jours après une condamnation unanime du Conseil de sécurité de l’ONU, l’UE s’est enfin mise d’accord, mardi, sur une déclaration commune – preuve que la question de la relation avec le grand voisin turc suscite toujours de longs arbitrages intra-européens, entre partisans et opposants d’une ligne dure.

Au bilan, les Vingt-Sept exhortent la Turquie à faire machine arrière sur Varosha, faute de quoi les ministres envisageront des « actions » (soit : des sanctions) à leur prochaine réunion, à la rentrée. Recep Tayyip Erdogan s’était rendu dans cette ville-fantôme, désertée par ses habitants lors de l’intervention militaire turque de 1974, pour appuyer le projet de « l’occupant » de rouvrir partiellement cette ex-station balnéaire, au mépris des résolutions de l’ONU.

Erdogan y avait réaffirmé son projet de « solution à deux Etats » pour l’île divisée, contrairement au traité d’adhésion de Chypre à l’UE (en 2004) et de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. Celles-ci prévoient le règlement du « problème chypriote sur la base d’une fédération bizonale et bicommunautaire avec une égalité politique », rappelle la déclaration des Européens. « L’UE souligne une fois encore la nécessité d’éviter des actions unilatérales contraires au droit international et de nouvelles provocations, qui pourraient accroître les tensions sur l’île », ajoute le Haut représentant Borrell, au nom de l’UE.

 
 
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