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La journée historique du basket belge aux Jeux de Tokyo

Les Belgian Lions, adeptes du nouveau basket 3x3, ont trois chances sur quatre de décrocher une médaille aujourd’hui. La victoire des Belgian Cats face aux Australiennes ne pourra que les inspirer.

Journaliste au service Sports Temps de lecture: 2 min

Ils exercent des professions aussi variées que celles de notaire, analyste de données, gestionnaire de projets, ou acteur des ressources humaines. Et dans quelques jours, à l’heure de retourner au boulot, ils auront peut-être une médaille olympique pendue au cou !

Pour être très concret, les Belgian Lions – le nom attribué à cette équipe qui pratique le nouveau basket 3x3, et qu’il ne faut pas confondre avec les Red Lions, l’équipe de hockey qui, elle aussi, brille actuellement à Tokyo – ont désormais trois chances sur quatre de concrétiser ce qui n’est autre qu’un véritable exploit. Aussi retentissant que celui réalisé par leurs homologues féminines, les Belgian Cats, qui ont battu mardi l’équipe australienne de basket (à 5) à l’occasion de leur tout premier match aux Jeux olympiques !

10 minutes

C’est ce soir, ou plutôt en milieu d’après-midi en Belgique (petite et grande finale à 14h15 et 15h25), que Thierry Marien, Nick Celis, Thibaut Vervoort et Rafael Bogaerts – le quatuor qui compose les Belgian Lions coachés par Jacques Stas – seront fixés sur la couleur de la breloque, ou pleureront le fait d’échouer au pied du podium de cette compétition novatrice, jouée de manière continue pendant 10 minutes sur une (petite) moitié de terrain de basket, sous un seul anneau.

Alors qu’ils ont alterné victoires (contre la Lettonie, la Russie, les Pays-Bas et enfin la Pologne) et défaites (contre le Japon, la Serbie et la Chine) sur la route de ces demi-finales, tous les espoirs sont permis pour les quatre garçons qui affronteront ce mercredi (à 11h40 en Belgique) la Lettonie, qu’ils avaient donc battue, à la surprise générale, lors de leur entrée dans le tournoi samedi, puis verront s’ils joueront pour l’or et l’argent, ou pour le bronze ou la médaille en chocolat.

Nick Celis, la cheville ouvrière

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Âgé de 32 ans, l’Anversois (ils le sont tous !) est la cheville ouvrière de ce groupe né en 2014 : recherches de sponsors, organisation des voyages, comptabilité, préparation des entraînements, prise de rendez-vous avec le physio, etc., c’est lui ! « Je viens d’être nommé notaire, et comme je travaille à l’étude de mon père depuis un moment déjà, je dispose de libertés que n’ont pas mes équipiers », dit humblement Nick Celis (1,96m) qui a joué en D1 (Malines notamment) avant de redescendre vers la D2 et de se consacrer surtout au 3x3 où il est 56e joueur mondial.

Rafaël Bogaerts, incontournable et solide

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À 27 ans, Rafaël Bogaerts est un incontournable de l’équipe belge de 3x3. Et pourtant, sa position au classement Fiba est étrangement très éloignée de celle de ses équipiers : 888e au ranking mondial ! Son tournoi olympique devrait l’aider à bousculer le compteur. Alors qu’il est le plus grand de la bande (1,98m), il se fait remarquer par sa percussion sur l’équipe adverse. Il travaille comme analyste de données pour la société de transport maritime MSC, installée au port d’Anvers bien sûr !

Thierry Marien, solide masse sous l’anneau

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Avec son 1,97m, Thierry Marien (28 ans) en impose d’autant plus qu’il déplace une solide masse sous l’anneau. Un peu plus souvent laissé au repos, il complète parfaitement le trio de base de l’équipe belge de 3x3. Business partner en relations humaines dans une société d’informatique, il fait partie de l’équipe depuis longtemps et est classé 66e mondial. Il a joué à Kontich.

Thibaut Vervoort, se démarque avec subtilité

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À 23 ans, Thibaut Vervoort est le plus jeune de la bande, mais également le plus « petit », avec son 1,95m seulement. Il est gestionnaire de projets dans une entreprise de recrutement. Avec son éternel bandeau qui retient sa crinière blonde, on le remarque tout de suite. Et pourtant, dans le cours du jeu, il est capable de se démarquer avec beaucoup de subtilité pour tromper l’adversaire. Il joue à l’Antwerp, et en 3x3, il est classé à la 78e place mondiale.

Jacques Stas, team manager: «Les joueurs se préparent comme des pros»

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Jacques Stas, quelles sont vos premières impressions ?

C’est un parcours incroyable ! D’abord une improbable qualification qui nous amène dans les huit équipes présentes. Ensuite, l’immensité de ce rendez-vous olympique nous a un peu surpris mais dès le deuxième jour, nous avons senti qu’il fallait y croire. Lors des entraînements collectifs, chacun se montrait convaincu de l’opportunité offerte.

Il semble loin le temps où une qualification paraissait déjà un succès pour la Belgique…

Si nous sommes là, c’est parce que c’est mérité. Match après match, les joueurs ont assuré la continuité de cette belle aventure. Nos rencontres se sont chaque fois jouées sur le fil. Le feeling de l’ensemble est fantastique, même sans profiter de ce qui se passe autour de nous. Les joueurs vont enfin souffler une soirée.

Comment expliquer la réussite et le niveau atteints par des joueurs non-professionnels peu connus du grand public ? Thibaut Vervoort par exemple…

Il a joué dans les équipes nationales en catégories d’âge : c’est un super shooteur, très difficile à défendre. Ce style de jeu plus intense lui convient. Ces garçons se connaissent bien et se préparent comme des pros : 3 sur 4 ont connu la D1, ils connaissent donc l’exigence du haut niveau.

Il n’empêche qu’ils réalisent un parcours exemplaire, contre des nations réputées…

L’approche tactique ne diffère pas du basket à cinq, on analyse les forces et les faiblesses de l’adversaire. De plus, l’intensité du programme fait que l’on doit rester mobilisé, on n’a pas le temps de s’enflammer après un succès ni de gamberger après une défaite.

La cohésion du groupe belge représente-t-elle un atout supplémentaire ?

Nous vivons en vase clos dans 3 appartements. Tout le monde se donne à 100 %, à l’image de notre kiné qui fournit un boulot énorme. Le respect prédomine entre nous. Et si nous respectons chaque adversaire, nous visons toujours l’excellence.

Team manager après avoir connu une longue carrière et d’autres fonctions, Jacques Stas découvre-t-il encore d’autres facettes de son sport ?

Aller aux Jeux représente le rêve de tout athlète. En 17 ans avec les Belgian Lions, je n’en ai pas reçu l’occasion. J’apprécie beaucoup ce rôle auprès de joueurs à l’écoute, très réceptifs. Le respect mutuel entre eux et moi rend les choses évidentes.

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