Un important réseau de fausses infirmières démantelé à Liège

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Quatre mandats de perquisition ont été mis à exécution en région liégeoise et sept personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête initiée début de cette année et concernant de fausses infirmières qui se présentaient chez des personnes âgées pour réaliser des tests Covid en vue de leur subtiliser de l’argent, a rapporté mercredi le parquet de Liège.

Le préjudice approche les 100.000 euros en liquide en plus des bijoux volés en or. Près de 30 victimes ont été dénombrées et douze faits ont été mis à l’instruction.

L’enquête a permis de démontrer que les auteurs appartiennent à la communauté des gens du voyage sédentarisée, originaire d’ex-Yougoslavie. « Véritable organisation criminelle familiale bien rodée dans laquelle chacun jouait un rôle », indique le Parquet de Liège qui révèle le modus operandi des malfrats.

« Les victimes ciblées par les auteurs sont des personnes âgées aux domiciles desquelles les fausses infirmières se présentent. Elles sont équipées de perruques, fausses lunettes, fausses lentilles. D’emblée, les fausses infirmières sollicitent un paiement électronique de faible valeur via un faux terminal (digipass) dans lequel la victime introduit sa carte et compose son code. Cela permet aux suspectes de voir le code. La victime est alors priée de se rendre à la salle de bains en compagnie d’une des deux fausses infirmières pour faire le test. Pendant ce temps, l’autre subtilise la carte de banque et les bijoux trouvés en l’absence de l’occupant(e). Après un pseudo-test réalisé à l’aide d’un coton-tige dans le nez ou dans la bouche, les suspectes quittent rapidement les lieux. »

Suivent alors des achats de vêtements, chaussures, parfums, cosmétiques, cartes de recharge de téléphone, d’alcool ainsi que des retraits en espèces dans différents self-banking de la région liégeoise.

« Plusieurs éléments permettant de relier les suspects aux faits ont été découverts », poursuit le Parquet. « Notamment deux digipass, probablement utilisés pour soutirer les cartes et les codes aux victimes, une boîte de cotons-tiges semblables à ceux utilisés lors des faits, un véhicule ayant servi au repérage des victimes, divers vêtements de marque pour femmes et enfants ainsi que de nombreux cosmétiques achetés avec les cartes de banque des victimes ».

Après avoir été entendus par le magistrat instructeur, cinq suspects ont été placés sous mandat d’arrêt. Une jeune fille mineure d’âge a été placée en institut public de protection de la jeunesse (I.P.P.J.) et une septième personne a été placée sous bracelet électronique.

L’enquête se poursuit sous l’autorité de la Juge d’Instuction Joliet.

 
 
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