D’ici 2100, la deuxième ville la plus peuplée d’Afrique pourrait devenir inhabitable

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EPA

La deuxième ville la plus peuplée d’Afrique, Lagos au Nigeria, ne sera bientôt plus habitable, indique La Libre. Les inondations se faisant de plus en plus nombreuses, les habitants craignent pour le futur.

Chaque année, la saison des pluies frappe le Nigeria entre mars et novembre. Ce phénomène n’a rien d’inhabituel mais à la mi-juillet, le principal quartier des affaires de Lagos dans le sud-ouest du Nigeria, a été fortement touché par « l’une des pires inondations de ces dernières années », indiquent les experts.

Cette ville de plus de 24 millions d’habitants se situe sur la côte du pays. Les inondations qu’ont connues les lagotiens ne sont que des signes avant-coureurs. En réalité, c’est l’augmentation du niveau de la mer qui inquiète car d’ici la fin du siècle, la ville pourrait ne plus être habitable.

Les conséquences du réchauffement climatique

Selon une étude du groupe de recherche Climate Central, les villes côtières ayant une faible altitude pourraient être définitivement submergées d’ici 2100. Les conclusions de l’étude indiquent que les zones touchées pourraient s’enfoncer en dessous de la ligne de marée haute si le niveau de la mer continue d’augmenter.

« En raison de la pollution des activités humaines qui piège la chaleur, l’élévation du niveau de la mer pourrait, en l’espace de trois décennies, pousser les inondations chroniques plus haut que les terres où vivent actuellement 300 millions de personnes », peut-on lire dans l’étude. « D’ici 2100, des zones où vivent actuellement 200 millions de personnes pourraient se retrouver définitivement sous la ligne de marée haute ».

Actuellement, les prévisions au niveau mondial indiquent que le niveau des mers devrait augmenter de plus de 2 mètres d’ici à 2100 alors que la ville de Lagos se situe à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer. On observe une situation similaire sur le reste du littoral nigérian.

Une autre étude menée par l’Institute of Development Studies indique que ce phénomène est également amplifié par « des systèmes de drainage inadéquats et mal entretenus et une croissance urbaine incontrôlée ». S’ajoute à cela, l’érosion du littoral.

 
 
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