La fin du mercato belge repoussée au 7 septembre?

@Belga
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En Europe, le Danemark, la Pologne (1/9), l’Ukraine (3/9), la Roumanie, la Slovaquie (6/9), la Russie (7/9), la Tchéquie, la Turquie (8/9) ou encore Israël (14/9) ont opté pour un mercato prolongé, avec l’avantage de pouvoir profiter des fonds de noyaux issus des championnats du Big five (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) ou du subtop européen (Belgique, Danemark, Écosse, Pays-Bas, Portugal, Suède) qui appliquent une législation stricte au 31 août de chaque année.

Tactique payante

Chez nous, une réflexion s’est effectuée quant au bénéfice potentiel que le championnat de Belgique aurait à retirer si le marché des transferts venait à être ouvert quelques jours en plus. Une tactique qui s’est avérée payante pour les clubs turcs, israéliens ou suisses, ces dernières années. Tant au niveau du pedigree des joueurs encore en stand-by au-delà de la date limite fixée dans leur pays d’origine ou d’adoption, que sur un plan purement financier par rapport à une loi de l’offre et de la demande jouant largement en leur faveur à un moment où les solutions de replis pour les clubs vendeurs et où les candidats à un changement d’air n’ont plus guère trop le choix. C’est dans cette optique qu’il nous revient que la Pro League a mis à l’ordre du jour un point sur le sujet. Outre l’actualité chaude du retour à des stades sans jauge dès le 13 août via le Covid Save Ticket, le cas de Virton qui tarde à constituer un noyau à dix jours de la reprise en D1B ou encore la position de la Pro League dans la course à la présidence de l’Union belge, la perspective de repousser la date de fin de mercato au mardi 7 septembre sera mise à l’étude.

Sur la table ce mercredi

Mais outre l’habilité de ce repositionnement de la Belgique, il existe aussi des contingences logistiques et juridiques qui s’imposent aux clubs professionnels de notre pays depuis que la Loi sur le blanchiment leur a été appliquée en date du 1er juillet 2021, près d’un an après une très large majorité d’autres secteurs, dont les banques. Ce qui, depuis le 15 août 2020 avait déjà posé les premiers problèmes de refus d’ouverture de comptes aux clubs détenus par des investisseurs étrangers, s’est aujourd’hui mué en obstacles parfois insurmontables. Pour ne citer qu’un seul exemple, un club de D1A vient récemment de voir capoter une transaction concernant la vente d’un joueur dans le championnat chypriote. Le motif ? Le président du club acquéreur refusait l’enquête exigée par la Loi belge sur la provenance des fonds, sous prétexte que la législation de son pays ne le lui imposait pas. Résultat des courses : le transfert n’a pas abouti et le joueur attend toujours des jours meilleurs dans le noyau B de l’équipe avec laquelle il reste sous contrat.

C’est précisément pour permettre aux clubs belges de pouvoir vérifier la provenance des sommes à percevoir dans le cadre d’un transfert sortant mais aussi d’éviter un embouteillage au niveau de la « Clearing House » chargée de valider l’opération que la Pro League se propose d’accorder un délai de quelques jours aux 26 clubs professionnels dont elle chapeaute les activités.

Le Conseil d’administration devrait trancher de l’opportunité ou non, ce mercredi. Ou renvoyer le dossier, après la mi-août, à l’assemblée générale en cas de doute. Lequel, compte tenu des avantages liés à ce report, devrait en faire très peu.

 
 
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