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Inondations: a-t-on trop traîné à évacuer les riverains?

Entre le moment où l’alerte a été déclenchée et celui où l’arrêté d’évacuation a été transmis, treize heures se sont écoulées. Aurait-il fallu agir plus vite ?

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Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 11 min

Parmi les 38 personnes décédées lors des inondations de la mi-juillet, 24 résidaient en bord de Vesdre. Ainsi que la personne toujours portée disparue. Incontestablement, c’est la vallée la plus touchée. On garde en tête les images de familles réfugiées sur leur toit qui ont parfois dû attendre plus de 24 h pour être secourues. Ce qui soulève une question : n’était-il pas possible de faire évacuer les lieux plus tôt ? Cela n’aurait rien changé aux dégâts matériels, mais n’aurait-on pas pu sauver quelques vies ? C’est ce que l’enquête judiciaire devra élucider. Mais pour y voir plus clair, Le Soir a reconstitué la chronologie la plus précise possible des événements (voir aussi notre ligne du temps). Il apparaît notamment que treize heures se sont écoulées entre le moment où l’alerte « inondations » est officiellement déclenchée et celui où la gouverneure transmet à huit communes son arrêté d’évacuation.

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4 Commentaires

  • Posté par noel lelon, vendredi 6 août 2021, 14:35

    La Croix-Rouge et d'autres organisations humanitaires effectuent un travail remarquable. Avec nos dons, notamment, ces organisations achètent du matériel sur le marché pour venir en aide aux personnes sinistrées. C’est très bien, c’est utile et nécessaire. Mais, la part du prix d'achat qui reste dans le dernier magasin de la chaîne, celui qui vend au client, est souvent exorbitant. Je ne veux pas que la moitié de mon don engraisse des marchands sans scrupule qui n’hésiteront pas un gonfler leurs prix de vente quand la demande croît. A titre d’exemples : 1. Rappelez-vous à quel prix des margoulins vendaient les masques de protection, en pénurie, au début de la pandémie de covid-19 ! Un véritable scandale. 2. On annonce déjà que le prix des voitures d’occasion dans les zones sinistrées gonfle parce que la plupart des personnes qui ont perdu leur véhicule dans la catastrophe n’ont pas les moyens d’acheter une voiture neuve. Celles-ci accroissent la demande des occasions et donc leurs prix, comme s’il était normal et inéluctable que les vendeurs se fassent du fric sur le dos des sinistrés. Les inondations et leurs tristes conséquences constituent un événement imprévisible. Un approvisionnement directement chez le producteur ne modifierait pas le train-train des marchands de soupe de la distribution. Si la Croix-Rouge s’approvisionnait chez les grossistes, voire directement à l’usine, mon don serait mieux utilisé. Encore merci pour votre dévouement.

  • Posté par Weissenberg André, mercredi 4 août 2021, 18:28

    De la ligne du temps tracée par le SOIR, il ressort sans l'ombre d'un doute que les alertes émises succesivement par EFAS et l'IRM, faisant état à chaque fois de quantités de précipitations hors normes, ont été traitées par dessus la jambe. Elles l'ont été tant par les autorités wallones, Ministres en tête, que par l'administration wallone. La communication tardive des alertes aux bourgmestres - sans pré-alerte préalable pourtant possible dès lundi ... - n'a pas permis à ces derniers de prendre quelque disposition préventive ou utile que ce soit, comme d'avertir la population ou de réquisitionner préventivement des entrepreneurs privés ou de mettre les services communaux en alerte. Il y avait pourtant suffisamment de marge temporelle pour lancer une pré-alerte et donner le temps aux riverains de prendre leurs dispositions - remonter leurs meubles et autres biens, préparer une bagage avec leurs biens essentiels pour le cas d'une évacuation - comme cela se fait d'ordinaire. Dans le cas d'espèce, on est passé immédiatement à l'état d'alerte, sans pré-alerte, et puis à l'évacuation des riverains, alors que l'eau était déjà là et bien là! Et on ne peut pas mettre ces insuffisances caractérisées sur le compte du caractère exceptionnel des précipitations, puisqu'on savait dès lundi 12. À cette performance lamentable des autorités en charge de la prévention et de l'alerte viennent s'ajouter la gestion calamiteuse du barrage d'Eupen et des travaux au pont-barrage de l'île Monsin sur la Meuse. C'est donc bien l'impéritie des autorités wallones qui est en cause ici au premier chef. Philippe HENRY et Elio DI RUPO démission!!!

  • Posté par Jules Vandeweyer, mercredi 11 août 2021, 9:05

    Pour l'évacuation, donc pour sauver des vies (pas les habitations), c'est le gouverneur et les bourgmestres qui sont compétents (donc ni Di Rupo, ni Henry). En Allemagne, (plus de 100 morts et des destructions similaires) le responsable de l'ordre d'évacuer (qui n'a pas non plus été donné) est mis en accusation pour défaut de prévoyance. En Belgique, c'est la responsable qui est chargée de "faire la lumière" sur les responsabilités. Si on admet que personne ne l'avait vu venir, même pas 24 heures avant, alors, il n'y aura aucun responsable: ni Di Rupo, ni Henry, ni la gouverneur(e), ni les bourgmestres. Gageons que, comme dans d'autres affaires, ce sera "passé au bleu".

  • Posté par Herold Gustave, mercredi 4 août 2021, 22:07

    Habitant Verviers j'ai reçu le 1er SMS de BE-alert le jeudi 15 juillet a 07:50 le second en allemand a 10:24 !!! Pourquoi les barrages de Robertville et Bütgenbah ont délesté en douceur depuis le Lundi 12 juillet ah oui la c'est Engie qui les gères pas les crabes de la région wallonne

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