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Intempéries: une cellule de soutien fédérale mise en place pour coordonner l’assistance

Trois semaines après les inondations, les critiques sur la gestion de la catastrophe ne désenflent pas.

Temps de lecture: 3 min

Une cellule de soutien fédérale va aider le gouvernement wallon à coordonner les efforts d’assistance dans les régions sinistrées par les intempéries, rapportent les médias flamands De Tijd, De Morgen et Het Laatste Nieuws jeudi. Toutes les disciplines de gestion de crise, comme la police, les pompiers, la protection civile et la Défense, seront réunies au sein de cette cellule.

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Trois semaines après les inondations, les critiques sur la gestion de la catastrophe ne désenflent pas. Pour répondre à la situation sur le terrain, une nouvelle cellule doit favoriser la coordination sur le terrain. En outre, des officiers de la protection civile œuvreront avec les bourgmestres pour renforcer l’aide d’urgence.

Officiellement, ce centre de crise est créé d’un commun accord entre la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) et le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS). Toutefois, il n’était plus possible d’ignorer les critiques émises dans les cercles gouvernementaux de l’échelon fédéral. De l’extérieur, un doigt accusateur pointe la responsabilité de Mme Verlinden, bien que le gouverneur de la province de Liège, Hervé Jamar (MR), et Elio Di Rupo aient aussi éprouvé des difficultés à garder la situation sous contrôle.

L’initiative ne signifie pas que la ministre de l’Intérieur prend la tête de cette cellule spéciale, qui reste explicitement sous la houlette des autorités wallonnes. La cellule d’appui est dirigée par le commissariat spécial à la reconstruction, que le ministre-président wallon a mis sur pied après la catastrophe.

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Dans un communiqué, la ministre Verlinden indique que la décision de mettre fin à la phase fédérale de gestion de crise a été prise le 26 juillet dernier, « en concertation avec les gouverneurs concernés et le ministre-président Elio Di Rupo ». La coordination a alors été transférée aux cellules de crise provinciales, sous la direction des gouverneurs qui, de près, peuvent cerner les besoins concrets sur le terrain. Le Commissariat spécial à la reconstruction a été créé par le ministre-président Elio Di Rupo parce que les tâches à réaliser dans le cadre de la reconstruction relèvent principalement des compétences des autorités régionales (aménagement du territoire, logement, déchets, ?), a-t-elle également expliqué.

Toujours selon la ministre de l’Intérieur, la fin de la phase fédérale n’a cependant pas signifié la fin du soutien apporté par l’autorité fédérale. Le Commissariat spécial et les gouverneurs peuvent continuer à compter sur le soutien de la police fédérale, de la protection civile, du hub logistique national et des zones de secours. Depuis le début de la catastrophe, 130 effectifs supplémentaires de la police fédérale sont ainsi mobilisés au quotidien sur le terrain. En plus du personnel des zones de secours, des centaines d’effectifs de la Défense et de la protection civile sont également déployées chaque jour, de même qu’une quantité importante de matériel.

« La complexité et l’ampleur de la catastrophe font que les structures provinciales habituelles de gestion de crise doivent être davantage renforcées afin d’organiser l’aide de la manière la plus efficace possible », a souligné Mme Verlinden. La cellule d’appui travaillera en étroite collaboration avec la cellule Info du Centre de crise national.

En outre, à la demande de la ministre, des officiers de la protection civile prennent contact avec les bourgmestres des villes et communes les plus touchées afin de leur apporter une assistance, d’identifier les besoins et d’établir une liste de priorités. Ils resteront disponibles aussi longtemps que nécessaire. Cela permettra d’assurer une meilleure concordance entre les besoins sur le terrain et les moyens disponibles, a ajouté Annelies Verlinden.

« Il reste cependant encore un long chemin à parcourir. Je serai ravie d’épauler le ministre-président Elio Di Rupo dans la tâche titanesque qui l’attend », a conclu Annelies Verlinden.

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2 Commentaires

  • Posté par noel lelon, vendredi 6 août 2021, 1:58

    La Croix-Rouge, entre autres, achète du matériel sur le marché pour venir en aide aux personnes sinistrées. Notamment avec l’argent de nos dons. C’est très bien, c’est utile et souvent nécessaire. Mais, la part du prix d'achat qui reste dans le dernier magasin de la chaîne, celui qui vend au client, est souvent exorbitant. Je ne veux pas que la moitié de mon don engraisse des marchands sans scrupule qui n’hésiteront pas un gonfler leurs prix de vente quand la demande croît. A titre d’exemples : 1. Rappelez-vous à quel prix des margoulins vendaient les masques de protection, en pénurie, au début de la pandémie de covid-19 ! Un véritable scandale. 2. On annonce déjà que le prix des voitures d’occasion dans les zones sinistrées gonfle parce que la plupart des personnes qui ont perdu leur véhicule dans la catastrophe n’ont pas les moyens d’acheter une voiture neuve. Celles-ci accroissent la demande des occasions et donc leurs prix, comme s’il était normal et inéluctable que les vendeurs se fassent du fric sur le dos des sinistrés. Les inondations et leurs tristes conséquences constituent un événement imprévisible. Un approvisionnement directement chez le producteur ne modifierait pas le train-train des marchands de soupe de la distribution. Si la Croix-Rouge s’approvisionnait chez les grossistes, voire directement à l’usine, mon don serait mieux utilisé. Encore merci pour votre dévouement.

  • Posté par Sergeant Philippe, jeudi 5 août 2021, 9:00

    On peut tout de même se poser la question de savoir si cette catastrophe avait (plus) touché la Flandre, la cellule fédérale n'aurait pas été créée plus tôt, Madame Verlinden ? Comment cela se fait-il en outre que seuls les médias flamands soient au courant (ou estiment en tout cas utile d'en faire écho dans leurs colonnes) ?

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