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Intempéries: le gouvernement wallon souhaite un coup de pouce des assureurs pour indemniser les dégâts

Depuis l’entrée en vigueur de la sixième réforme de l’Etat, en 2014, le fonds des calamités – anciennement fédéral – a été régionalisé.

Temps de lecture: 2 min

La Région wallonne et le secteur des assurances sont entrés en négociation afin de voir dans quelle mesure les assureurs sont disposés à prendre en charge une partie plus importante que ce qui est prescrit légalement de l’indemnisation des dégâts causés par les inondations survenues à la mi-juillet, ont indiqué vendredi les deux parties, en restant très discrètes sur les discussions.

Depuis l’entrée en vigueur de la sixième réforme de l’Etat, en 2014, le fonds des calamités – anciennement fédéral – a été régionalisé. C’est donc la Région wallonne qui doit, le cas échéant, payer ce qui est au-delà du montant dû par les assureurs à des sinistrés wallons.

Ce montant est légalement plafonné à 350 millions d’euros en cas d’une catastrophe comme des inondations, alors que les dégâts des crues meurtrières – une quarantaine de morts – de la mi-juillet devraient se chiffrer à plus d’un milliard d’euros, même si l’estimation des dommages n’est pas encore terminée.

Le gouvernement wallon a décidé le 20 juillet dernier, dans le cadre d’un plan d’urgence d’un montant de deux milliards d’euros pour la reconstruction, d’allouer 200 millions provenant de la trésorerie en les injectant dans le fonds des calamités. Ce fonds servira à indemniser, selon certaines conditions, les victimes des inondations – sans suffire toutefois en raison de l’ampleur des dommages.

Le gouvernement wallon souhaite dès lors qu’une plus grande partie des indemnisations soit prise en charge par le secteur des assurances. Il serait aussi demandé aux assureurs d’investir dans la reconstruction des infrastructures wallonnes, selon la RTBF.

Des négociations se poursuivaient vendredi. Mais les deux parties – le cabinet du ministre-président Elio Di Rupo (PS) et l’union professionnelle des entreprises d’assurances Assuralia – se montraient extrêmement discrètes sur leur déroulement et la possibilité de conclure un accord dans les prochains jours.

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8 Commentaires

  • Posté par Bouko Christian, dimanche 8 août 2021, 10:59

    Depuis la dernière guerre les cours d'eau ont toujours été les "parents pauvres" de l'aménagement du territoire On en paye maintenant le prix ... et on en paiera encore longtemps le prix ! Plus crûment : on a négligé les cours d’eau pendant des décennies en essayant de les confiner dans leur lit mineur et maintenant les cours d’eau se vengent et se réapproprient leur lit majeur .

  • Posté par Dagnelie Raphaël, samedi 7 août 2021, 11:38

    Ce qui me heurte dans cette affaire, c'est que l'assurance habitation n'est pas obligatoire. On parle de solidarité en cas de catastrophes naturelles. Le premier pas dans la solidarité c'est de souscrire une assurance habitation et pourquoi pas la rendre obligatoire

  • Posté par Derweduez Michel, vendredi 6 août 2021, 23:09

    La question qui doit être posée est " pourquoi on-t-on régionalisé le fonds des calamités ? " . Une loi relative aux catastrophés naturelles existe ! Et puis lorsqu'il y a une catastrophe, on essaye de se débiner. Les responsables sont ceux qui ont accepté cette régionalisation, alors même qu'il s'agit des cas avérés où la mutualisation des risques est indispensable Sans autres exhaustifs : inondations, tempêtes, tremblement de terre, ..

  • Posté par Otte Gérard, vendredi 6 août 2021, 23:18

    Il faudra attendre la submersion des polders pour voir ce fonds dérégionalisé ou refédéralisé, ce qui ne devrait tarder :-)

  • Posté par Otte Gérard, vendredi 6 août 2021, 22:14

    La calamité wallonne, quel euphémisme !

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