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Céréales, pommes de terre, fruits… Les récoltes souffrent des mauvaises conditions météo

« Cela s’explique par le gel en début de saison en certains endroits mais aussi par de très mauvaises conditions météo, qui ont empêché une bonne pollinisation des fleurs », indique Olivier Warnier, du Centre fruitier wallon.

Temps de lecture: 3 min

Les pluies incessantes, et parfois diluviennes, de cet été, conjuguées à un printemps humide et peu ensoleillé, ont nui à la qualité des récoltes, que ce soit des poires, le fruit le plus cultivé en Belgique, de plusieurs céréales et même des pommes de terre, autre culture emblématique du Plat Pays.

Pour les poires, dont 90 % de la production belge se trouve en Flandre, et 10 % en Wallonie, la récolte s’annonce nettement plus faible, de l’ordre de 25 %. « Cela s’explique par le gel en début de saison en certains endroits mais aussi par de très mauvaises conditions météo, qui ont empêché une bonne pollinisation des fleurs », indique Olivier Warnier, du Centre fruitier wallon. Une période trop sombre et froide fin mai a également provoqué une importante chute de poirettes, selon l’expert.

La récolte sera tout aussi mauvaise aux Pays-Bas, autre gros producteur européen de poires, et pire encore en Italie, premier producteur du Vieux Continent. « La récolte qui s’annonce risque d’être la plus faible depuis 10, 15 ans », prévient Olivier Warnier, pour qui cette production moindre pourrait en revanche soutenir les prix.

La production des pommes devrait, elle, être normale, mais l’été pluvieux a favorisé la présence de tavelure sur les fruits, alors que la Pologne, principal producteur européen, est partie pour une production record, ce qui risque de peser sur les prix. Bref, pour le fruit à croquer, 2021 ne restera pas dans les annales.

Pour les cerises, dont 1.000 ha de culture sont plantés en Belgique, la récolte a été médiocre, avec de nombreux fruits qui ont éclaté, à cause de la pluie, au moment de la cueillette. « Pour les griottes, c’est la catastrophe. Pour les cerises douces, les pertes vont de 50 à 100 % pour celles qui n’étaient pas protégées de la pluie et de 10 à 30-40 % pour celles qui bénéficiaient d’un système de protection », poursuit Olivier Warnier.

S’agissant des céréales, la moisson des orges d’hiver (escourgeon) n’a pas été bonne. « Au motif des pluies, on a perdu 15 % de la production espérée », explique Etienne Ernoux, agriculteur dans le Condroz. « Pour l’épeautre, c’est le même problème, une diminution des quantités, mais aussi de la qualité, avec des poids spécifiques en baisse », poursuit l’agriculteur, qui s’attend à des rendements en recul de 20 % pour le blé, dont la moisson bat actuellement son plein. La qualité du grain pourrait ne pas être suffisante pour atteindre la qualification dite « boulangère », ce qui réduirait sensiblement la valeur des récoltes, s’inquiète-t-on encore.

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3 Commentaires

  • Posté par lambert viviane, vendredi 13 août 2021, 19:27

    On pouvait s'y attendre. Tout est bon pour augmenter les aliments de première nécessité. Il y aura aussi une augmentation du lait et des produits laitiers.

  • Posté par lambert viviane, vendredi 13 août 2021, 19:27

    On pouvait s'y attendre. Tout est bon pour augmenter les aliments de première nécessité. Il y aura aussi une augmentation du lait et des produits laitiers.

  • Posté par Michalowski jean marc, vendredi 13 août 2021, 20:57

    Vous trouvez le lait trop cher alors que la plupart des producteurs non bio perdent de l'argent en produisant du lait, vendu à moins d'un euro le litre en grande surface ?

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