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Afghanistan: pourquoi les Américains ne sont pas intervenus pour empêcher l'arrivée des talibans

L’Amérique a fait le choix, une fois de plus, de trancher le cordon avec ses alliés fragiles et impopulaires. Au risque d’accumuler les défaites historiques, mais en répondant au vœu de l’opinion : « Bring the boys home. »

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Correspondant aux Etats-Unis Temps de lecture: 3 min

Toutes les débâcles engendrent les mêmes interrogations, de la Bliztkrieg en 1940 à Saigon en 1975, jusqu’au rouleau-compresseur taliban en 2021 : comment une telle déroute a-t-elle pu se produire ? Pourquoi n’a-t-elle pas été anticipée ? L’Amérique semble abonnée à ces raclées infligées à ses alliés, maintenus longtemps sous perfusion avant d’être purement et simplement lâchés, au gré des changements d’administration à Washington. Joe Biden, lorsqu’il était le vice-président de Barack Obama, s’est montré hostile dès 2009 au maintien d’un déploiement militaire important en Afghanistan. Le séjour en première ligne de son fils aîné Beau (décédé en 2015) aurait grandement contribué à le convaincre de l’inanité d’une présence militaire si coûteuse en vies humaines et en dollars du contribuable.

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46 Commentaires

  • Posté par Dubru Oscar, mardi 17 août 2021, 19:42

    On houspille l’Amérique quand elle s’occupe des affaires des autres, et on la voue aux gémonies quand elle s’en désintéresse, faudrait savoir... Le marasme historique de l’Afghanistan est dû aux Afghans eux-mêmes....

  • Posté par Raurif Michel, mardi 17 août 2021, 15:07

    Je crois que si l'armé et le gouvernement US avait pris de décision de créer d'un corps d'armé, de le former et surtout de le PAYE elle-même au lieu des afghans cela aurait mieux valu, car il est de notoriété que la soldes des militaires afghans avant d'arriver dans leur poche et ponctué par des " amis " qui s'en mettaient plein les poches, mais les leurs, pas celle des militaires !!

  • Posté par Smit jean pierre, mardi 17 août 2021, 15:27

    Pour quoi l'armée régulière devrait elle se battre ? Les soldats partagent la même croyance que les Talibans et ils ne connaissaient qu'une caricature de démocratie avec une corruption à tous les étages .

  • Posté par Smit jean pierre, lundi 16 août 2021, 23:55

    Je ne comprends pas bien ce focus sur le sort des femmes en Afghanistan. EN dehors des grandes villes elles vivaient toujours de manière traditionnelle avec Burqua et enfermement. ....tout comme des millions de femmes au Pakistan et en Arabie Saoudite (pays avec lequel la Belgique entretient des relations diplomatiques et livre des armes). L'armée afghane n'avait pas d'objectif à défendre, de raison de se battre (la plupart s'étaient engagés pour gagner un salaire et la corruption gangrenait es étages supérieurs du pays). EN plus, leur religion était partagée avec les talibans. Le Pakistan a toujours aidé les talibans et a joué un rôle ambigu. Il ne serait pas étonnant que l'Iran qui déteste les djihadistes sunnites ne joue les trouble fête en soutenant les Hazara , de même que la Russie pourrait soutenir les Tadjiks du nord .

  • Posté par Zwéber France, lundi 16 août 2021, 19:19

    Discuter de la responsabilité des Occidentaux – des USA, en première ligne – et du caractère ingouvernable de l’Afghanistan, c’est une chose. Mais je ne vois guère de commentateurs se préoccuper du sort tragique qui attend les femmes afghanes. Il y a une petite vingtaine d’années j’ai participé à l’organisation d’une conférence à l’occasion d’un 8 mars (Journée de la femme) où avaient été invitées des femmes originaires de ce pays. Leurs témoignages étaient poignants. Elles avaient connu précédemment une existence « normale » : avant et pendant l’occupation soviétique, dans les villes, les femmes avaient accès à tout type d’emploi à condition qu’elles aient été éduquées. Elles étaient enseignantes, ingénieurs, cadres, médecins, agents de la fonction publique, ministres, policiers, officiers dans l’armée, journalistes … Durant les années de domination des Talibans, les femmes ont perdu tous leurs droits, pas uniquement celui de sortir sans accompagnement masculin, de poursuivre des études universitaires ou exercer un métier. Elles ne pouvaient plus non plus recevoir des soins médicaux pour la simple raison qu’il n’y avait plus que des médecins masculins ! En cas de grave maladie, d’accident, d’accouchement compliqué, par exemple, elles étaient condamnées à crever, tout bonnement. Car pas question de pouvoir se dévoiler devant un homme !! En Europe, les assassinats individuels de femmes sont qualifiés de féminicides. Sous les Talibans, le féminicide va redevenir institutionnel.

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