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Meurtre de Gouvy: faut-il faire le procès du «crime passionnel»?

Le double meurtre commis ce week-end à Gouvy était-il un « crime passionnel » ? De nombreuses voix s’élèvent pour abandonner ce vocable né en même temps que la presse de masse. Côté justice, on distingue les circonstances et la qualification des faits.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Le double meurtre de Nathalie Maillet, directrice du circuit de Francorchamps, et de son amante Ann Lawrence Durviaux, avocate et professeure namuroise, commis dans la nuit de samedi à dimanche, continuait de choquer l’opinion ce lundi. Le parquet du Luxembourg a confirmé que l’auteur des meurtres était le mari de Nathalie Maillet, Franz Dubois, un préparateur de voitures de course. Il s’est suicidé après avoir abattu les deux femmes, qu’il aurait surprises dans le lit conjugal.

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30 Commentaires

  • Posté par Persenaire André, mercredi 18 août 2021, 11:16

    "Homicide", c'est le fait de tuer un être humain, ça me semble être le synonyme intellectuel de "meurtre" ("assassinat" étant un meurtre prémédité). ces mots décrivent un fait sans se préoccuper de la cause de ce fait# Un infanticide, un parricide, c'est le meurtre d'un enfant, d'un père mais le terme me semble simplement préciser le statut de la victime et pas la motivation du meurtrier.# Par contre, le néologisme "féminicide" promu majoritairement par les féministes est un meurtre causé par la nature de la victime : une femme.# Dans le cas du meurtre de Gouvy, la cause du meurtre me semble être la colère du meurtrier qui s'est senti ridiculisé et/ou trahi par son ancienne compagne plutôt que par la nature, le genre de la traitresse, ça ne me semble donc pas être un féminicide.

  • Posté par Andre Georges-marc, mardi 17 août 2021, 17:53

    Devant un tel drame, un tel échec, le moment est-il opportun de faire de la sémantique? Parlons d'un drame humain. Essayons de comprendre ce qui s'est passé dans la tête de cet homme, les circonstances (éventuellement l'alcool?), le contexte (était-ce pour lui une découverte ou était-ce une situation qui perdurait et le minait?), les facteurs extérieurs (la remise en cause d'un couple et de ses acquis sociaux?). Bref, sans vraiment savoir, les médias balancent crument au public des informations qui prêtent à interprétation et également à des réactions nauséabondes. Et en plus, sur le sujet, alors que ces trois corps ne sont pas encore entièrement refroidis, on nous pond un article dans lequel on oppose la notion de crime passionnel et de féminicide. Est-ce là le sujet actuel? Pour ma part, je ne juge ni les unes, ni l'autre, je déplore un drame humain de plus.

  • Posté par Huart Thierry, mardi 17 août 2021, 14:59

    Je vais paraître à côté de la plaque mais je suis surtout choqué par le fait que ces deux femmes aient ainsi leur relation exposée au public. Ne peut-on parler de meurtre/assassinat sans pour autant exposer qu'elles avaient une relation sexuelle ou amoureuse? Il n'y a donc pas d'éthique journalistique à ce sujet?

  • Posté par Decour Suzy, samedi 21 août 2021, 19:07

    C'est une atteinte à l'intimité et à l'image des victimes .

  • Posté par stals jean, mardi 17 août 2021, 12:22

    je lis le dernier paragraphe de cet entretien..."Dans le cas des meurtres de Gouvy, un homme, sous le coup de la passion, a tué ; Je ne connais pas les faits dans le détail, mais je n’irais pas de prime abord les qualifier de féminicides"...Comment un avocat pénaliste peut-il énoncer pareil chose, alors qu'il dit en même temps ne rien connaitre de cette affaire. .. Un crime dit passionnel, reste un crime, et n'est jamais que l'expression d'un orgueil absolu et non maitrisé. c'est "l'autre" qui est nié", c'est "l'autre" que le tueur considérait comme un vulgaire nuisible...c'est comme les crimes d'honneur, qui dans de nombreux pays, sont tout simplement autorisés, légalisés sinon recommandés voir récompensés, alors que ce ne sont rien moins que des "féminicides", des assassinats les plus abjectes les plus injustifiables qui soient. Quant à évoquer dans des plaidoiries la "Passion" pour excuser, pour minimiser les pires abominations, dont l'Humain est capable, c'est une recette qui marche encore... Comme quoi, ce cerveau encestral dit "reptilien" toujours présent comme il y a des millions d'années dans un coin de "la tête" de la "bête humaine" n'a pas fini de faire des ravages tout azimut...

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