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Julien Nicaise, le patron de l’enseignement officiel: «On doit être capables de se parler entre réseaux»

À la veille de la rentrée, le patron de l’enseignement officiel revient sur les inondations. A l’image de la solidarité qu’elles ont vu naître, il plaide pour davantage de collaboration entre réseaux officiels et libres.

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Chef du service Société Temps de lecture: 5 min

Un peu plus d’un an maintenant que Julien Nicaise a pris la tête du pouvoir organisateur Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE). En tant qu’administrateur délégué, il est chargé de veiller sur les 136.000 élèves de l’école officielle (sans compter le supérieur). A la veille de la rentrée, le covid et, surtout, les conséquences des inondations de juillet occupent largement ses journées… et ses nuits.

Toutes vos écoles sinistrées vont-elles rouvrir le 1er septembre ?

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5 Commentaires

  • Posté par Mariscal Antoine, mercredi 25 août 2021, 12:23

    "Je ne plaide pas du tout dans ce sens-là mais, vraiment, sur des sujets non polémiques, où le bien des élèves et des enseignants est en jeu, on devrait davantage travailler ensemble. " Si on n'ose faire des réformes que sur les sujets non polémiques, on n'ira vraiment pas très loin, mon brave monsieur.

  • Posté par noel lelon, mercredi 25 août 2021, 10:42

    Mais dans le marché scolaire, l’écrasante majorité des écoles veulent draguer les élèves des familles les plus riches possibles dans leur zone de chalandise. Pour ces écoles, demander les frais scolaires les plus élevés possibles constitue un des moyens utilisés pour effectuer ce tri. Si on voulait vraiment lutter contre les dégâts du marché scolaire on aurait détruit ce marché depuis longtemps. S’ils voulaient vraiment lutter. Se lamenter chaque année, aux mêmes périodes, des effets délétères du marché scolaire sur nos enfants sans guère s'attaquer aux causes constitue une coupable et dégoûtante hypocrisie. Mais l’avenir de nos enfants pèse bien peu dans les stratégies mercantiles des boutiquiers de l’école et les politiques n’osent ou ne veulent pas s’attaquer aux racines du mal. Faut-il désespérer ?

  • Posté par Naze Guy, mercredi 25 août 2021, 10:37

    On prend souvent la Finlande en exemple... notamment pour l'absence de redoublement mais on oublie un aspect essentiel : un seul réseau. Il est temps d'évacuer cette aberration historique. Un seul réseau, sans choix d'école, et une (vraie) excellence pour tous, quelle que soit la filière. Le tout avec des frais limités (moins de sorties, notamment les séjours "vacances" à la neige ou au soleil). NB: on ne compte pas les nouvelles chaussures ou un nouveau vêtement dans les frais scolaires comme le serine souvent la ligue des familles à chaque rentrée...

  • Posté par Jaspers Marie, mercredi 25 août 2021, 13:49

    Seconde réponse à Guy Naza. Mon opinion est basée sur l'observation des comportements dans la province de Liège. En es-il de même ailleurs? Je l'ignore car je n'y ai pas fait d'étude. En tant qu'enseignante, ayant donné des cours individuels de maths et de physique à tous les niveaux du secondaire, général, technique de transition, qualification, je constate que les réseaux répondent à une demande(non formulée dans ces termes par tous)) de la population : de nombreux parents choisissent: 1) le catholique parce qu'ils constatent qu'une plus grande importance y est accordée à l'éducation : elles sont moins laxistes et par suite elles accueillent moins d'élèves inciviques; et ces deux dernières années, elles ont osé organiser des examens, fondamentaux d'une part pour inciter les élèves à revoir les matières globales et d'autre part pour informer les élèves de leur niveau réel. Beaucoup de parents des Athénées Royaux soucieux de la formation de leurs enfants se sont sentis lésés parce que seulement eux n'ont pas eux droit à des examens! Problème que la ministre C.Désir n'a même pas perçu! 2) L'enseignement officiel par conviction personnelle.Dans ce choix, il y a 2 cas : a) les Athénées Royaux, c'est-à-dire de la Communauté. Il faut ajouter que dans ce cas, dans la région liégeoise au sens large, beaucoup de parents connaissent le classement implicite de chacun d'eux et ils choisissent en fonction de ce classement. Eh oui, que les pédagogues et par suite les politiques, le condamnent, pour les parents rien n'y fait! A noter que les politiques choisissent avec soin les établissements pour LEURS ENFANTS! La mixité sociale est recommandée pour le peuple mais eux n'en veulent pas : "faites ce que je dis et pas ce que je fais"!Des parents choisissent l'Athénée A parce qu'il a la réputation d'être plus exigeant et le taux de réussite à l'université est supérieur; d'autres choisissent l'Athénée B réputé plus "facile" parce que les résultats de leur(s) enfant(s) dans le primaire les conduisent à penser que ce qui importe c'est d'avoir le CESS, peu importe le niveau. b) Les écoles secondaires provinciales généralement situées dans des quartiers plus ou moins défavorisés et par suite avec des exigences adaptées. c) les Athénées communaux : je n'en connais que 2 dans la province de Liège.L'un pratique la pédagogie active et n'est fréquenté que par les élèves incapables de s'inscrire ailleurs ou ayant ratés d'une ou plusieurs écoles d'autres réseaux. Elle est devenue l'école de "la dernière chance"! FAUX??? Alors, vous ignorez ce que pense la population de la région liégeoise, informez-vous!

  • Posté par Jaspers Marie, mercredi 25 août 2021, 12:55

    Le problème n'est pas le redoublement : il n'en est que le symptôme! Le vrai et dramatique problème est le passage de classe sans maîtrise des acquis. Le passage automatique de 1°S en 2°S est une supercherie! Il faut vraiment être d'une naïveté sans borne pour croire que les élèves vont étudier pour le plaisir! Les pédagogistes le prônent depuis 20, 30 ans alors que la situation s'aggrave et pour ne pas la voir, le niveau du CE1D diminue chaque année, tout au moins dans des cours où l'on demande la maîtrise d'outils pour résoutre, même pas des problèmes que l'on n'ose plus poser, mais des exercices simplistes qui constituent une base située à un niveau "-10" sur une échelle de compétences! FAUX??? J'ai analysé de manière minutieuse, profonde, toutes les questions de maths de tous les CE1D de 2010 à 2019. Cette analyse comportait, pour chaque question : le niveau scolaire en liaison avec les programmes de l'officiel et du catholique (les pages et numéros des notions exigées par les programmes y sont mentionnées), c'est un travail de bénédictins comme l'ont apprécié les recteurs des 4 universités francophones auxquels j'ai transmis le rapport!J'ai pu DEMONTRER que chaque année des questions étaient diminuées de niveau tout en gardant l'intitulé! Ce nivellement par le bas est insidieux car SEULS les profs de maths qui avaient fait cette analyse comparative pouvait le remarquer.Le rapport a été transmis à tous les politiciens prétendus préoccupés par le déclin de l'école : M.M Schyns m'a répondu et j'ai eu une longue discussion avec son chef de cabinet, professeur de latin et de grec qui ne comprenait rien au fond et qui a transmis ce rapport à "ses experts universitaires" dixit les pédagogues qui n'y connaissent rien non plus et la relation s'est arrêtée. Benoît Lutgen a également réagi en percevant la situation comme préoccupante.Il faut signaler que dans ce rapport, je rappele les moyennes officielles des questions de maths de 2010 à 2019, elles n'ont fait que baisser alors que le niveau des questions était niveler par le bas.Ainsi, de 2010 à 2019 on est passé de 57 % de réussite à 52, 3% en 2019 après passage des évalutions par la commission de pilotage qui relève les notes afin de ne pas publier des taux de réussite inférieur à 50 %. Depuis 10 ans, je prépare des élèves aux CE1D, non en bachotant ceux des années antérieures mais en revoyant à fond et de manière progressive la matière du 1° cycle sur lequel le CE1D interroge.Contrairement à ce que clament les documents du ministère (accessible à tous),les questions du CE1D, d'année en année, portent sur une partie restreinte du programme (très facile à vérifier avec questions et programme en mains!). FAUX? FAITES vous-mêmes la vérification en vous procurant les programmes officiels qui vous sont octroyés moyennant demandes aux pouvoirs organisateurs et légère contribution financière!

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