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Les autorités anversoises s’expliquent après l’accident mortel impliquant deux fillettes

Des mesures avaient été prises en avril dernier au carrefour concerné afin d’éviter de créer un conflit entre les usagers motorisés souhaitant tourner et les piétons.

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Les autorités anversoises ont été critiquées pour la politique de mobilité mise en place au carrefour de la Sint-Vincentiusstraat et de la Lange Leemstraat où deux fillettes ont été mortellement fauchées par un poids lourd mardi matin. L’échevin de la Mobilité, Koen Kennis, est revenu sur les aménagements récents effectués à cet endroit.

Des mesures avaient été prises en avril dernier au carrefour concerné afin d’éviter de créer un conflit entre les usagers motorisés souhaitant tourner et les piétons, autorisés à traverser au même moment. Mais le 8 juillet, le système a à nouveau été revu ce qui a recréé des scénarios de conflits entre piétons et véhicules motorisés.

« Le projet de régulation sans conflit n’a fait qu’engendrer d’énormes files sur la Lange Leemstraat, avec des embarras non seulement pour les voitures, mais aussi pour les cyclistes, les trams et les services de secours », explique Michael Bastiaens, directeur Mobilité et Parking à la Ville d’Anvers. « La seule solution était de revenir à la situation antérieure. »

L’échevin Kennis précise que cela ne voulait pas dire que l’on privilégiait la fluidité du trafic sur la sécurité de tous les usagers. La Ville tend, dans la mesure du possible, à appliquer une régulation sans conflit, mais il faut tenir compte de certaines circonstances par endroits. Pour le carrefour théâtre de l’accident mortel, il a par exemple été décidé de faire machine arrière, car le trafic automobile avait entre-temps fortement augmenté.

La Ville est donc revenue à la gestion initiale de ce carrefour, avec des conflits potentiels, mais en ajoutant une signalisation dynamique afin de prévenir de tels conflits. « Nous serions confrontés aujourd’hui à la même situation, nous agirions de même. Ce carrefour a fonctionné de cette manière pendant des années, sans accident », ajoute M. Bastiaens.

Une nouvelle adaptation n’est donc pas à l’ordre du jour. « Les circonstances précises de l’accident doivent encore être examinées », ajoute l’échevin Kennis. « Actuellement, le croisement n’est pas sur liste noire, mais cela peut changer. »

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