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Bande dessinée: le monstre qui dévore Aaron de l’intérieur

Tabou absolu de la société, la pédophilie est un sujet à faire déguerpir. L’artiste belge Ben Gijsemans se risque pourtant à sortir le diable de sa cage avec un minimalisme du trait implacable.

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Chef du service Culture Temps de lecture: 3 min

Aaron a vingt ans. Il n’use pas de phrases toutes faites pour aborder les filles. Lisa l’apprécie. Elle n’aime pas les frimeurs. Elle pense pouvoir le rendre fou avec ses hanches de danseuse. Mais ça ne va pas marcher. Ce qui branche Aaron, c’est le petit Arian. C’est plus fort que lui. Alors, il va s’acheter un ballon de foot pour jouer avec Arian et lui prêter ses bandes dessinées de super-héros.

Ben Gijsemans dessine la vie d’Aaron au quotidien, au fil de petites vignettes d’une mécanique implacable. Rien ne permet au personnage d’échapper à son drame intérieur. Aaron n’est pas un pervers à la Marc Dutroux. Il ne passera pas à l’acte. Quand il prend conscience de son irrépressible attirance, il se réfugie dans la solitude et les comics.

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