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Bruxelles: été «catastrophique» pour le tourisme, un appel à prolonger le chômage temporaire

Le secteur épingle notamment le manque de touristes étrangers dans la capitale ainsi que la généralisation du télétravail.

Temps de lecture: 3 min

Le bilan estival pour le tourisme à Bruxelles est très mauvais. En pleine crise sanitaire, les touristes étrangers boudent la capitale et la météo maussade de cet été a porté le coup fatal au secteur, qui appelle d’urgence le gouvernement fédéral à prolonger les mesures de chômage temporaire.

« L’hypercentre touristique de Bruxelles a perdu plus de 70 % de son chiffre d’affaires par rapport à l’été 2019 », avant la crise sanitaire, indique d’emblée Fabian Hermans, administrateur de la Fédération horeca Bruxelles. « Bruxelles est vide de touristes, moribonde, comme dans un coma artificiel. Il y a des chaises à perte de vue mais pas de clients assis dessus », illustre-t-il. « C’est une catastrophe ! »

Du côté de l’association des hôteliers de la capitale, le constat est tout aussi amer. « Le taux d’occupation pour les mois de juillet et août est de respectivement 25 % et 28 %, contre 79 % et 68 % en 2019 », observe Rodolphe Van Weyenbergh, le secrétaire général de la Brussels Hotels Association (BHA). « La situation est intenable. Depuis le début de l’année 2021 jusqu’à fin août, la baisse de chiffres d’affaires cumulée par rapport à la même période en 2019 est de 80 % », renchérit-il.

Le secteur épingle notamment le manque de touristes étrangers dans la capitale ainsi que la généralisation du télétravail. « Les hôtels urbains dépendent à 80 % de la clientèle internationale et du tourisme d’affaires », souligne M. Van Weyenbergh. « Avant que le télétravail et les réunions à distance ne soient la norme, les voyageurs d’affaire remplissaient les hôtels et se délectaient dans les restaurants et les bars bruxellois. Mais, aujourd’hui, les sociétés limitent au minimum leurs congrès et séminaires », abonde M. Hermans.

Les touristes belges quant à eux privilégient un séjour à la Côte ou en Ardenne plutôt que dans la capitale.

Outre la crise sanitaire et ses aléas, la météo a terni un peu plus le tableau. « Entre la réouverture des restaurants, le 8 mai, et le 5 août, il y a eu 78 jours de pluie consécutifs, dont 26 jours de tempête », soupire M. Hermans, citant un décompte de l’Institut royal météorologique (IRM).

Les perspectives pour le mois de septembre ne sont pas plus réjouissantes. « Le taux d’occupation pour la rentrée oscille entre 8 % et 10 % contre 20 % en temps normal », indique la BHA. « Tant que l’horeca ne fonctionnera pas, la Région sera grippée », affirme la Fédération horeca.

Désabusé, le secteur multiplie les contacts avec le ministre fédéral en charge de l’Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne (PS), afin qu’il prolonge la procédure de chômage temporaire, qui se termine à la fin du mois de septembre. « Nous demandons également la prise en charge des coûts cachés liés au chômage temporaire telle que la prime de fin d’année assimilée. »

Le secteur se tourne également vers la Région bruxelloise afin qu’elle mette en œuvre rapidement « la nouvelle prime régionale destinée aux hôtels ».

Consciente des difficultés du secteur, la Région se rendra à Paris du 23 au 25 septembre prochains afin de relancer le tourisme et promouvoir la capitale de l’Europe dans le cadre des « Brussels Days ». Organisée chaque année depuis 2006, l’opération avait été interrompue en raison de la crise sanitaire. « C’est très symbolique de recommencer les missions à l’étranger avec Paris alors que les Français sont le premier public cible de la capitale », a commenté le cabinet du ministre-président, Rudi Vervoort.

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7 Commentaires

  • Posté par Lorimier Christophe, mercredi 1 septembre 2021, 8:28

    Nous avons fait une excursion d'un jour cet été à Bruxelles et ça ne donne pas envie d'y retourner : sale, mal fréquenté dès la sortie de la gare centrale ou du nord, accueil peu chaleureux dans l'HORECA, le shopping rue neuve : du bas de gamme... En fait, j'ai l'impression que les touristes de passages masquent un peu la réalité du centre ville en le rendant animée artificiellement. Une fois qu'ils ne sont plus là, c'est une ville morte. Je préfère nettement rester à Namur. Nous avons aussi visité Gand et Bruges, quel contraste !

  • Posté par Louis J-M, mardi 31 août 2021, 11:17

    Quand Bxl ne sera plus gouvernée par les islamo-gauchistes, elle retrouvera peut-être un peu d'attrait pour les touristes. Il faudrait en effet faire un grand nettoyage de cette ville et ce, dans tous les sens du terme.

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 30 août 2021, 17:01

    Ils oublient de compter les Belges, domiciliés à Bxk ou pas, qui boycottent le centre, sale, mal fréquenté, mal vacciné et j'en passe, merci Close et les escrolos.

  • Posté par dams jean-marie, lundi 30 août 2021, 14:36

    Qui voudrait encore se rendre dans une ville où les voitures sont de plus en plus interdites, où il fait sale, où les dealers de drogue pullulent , où règne l'insécurité , les clochards , les sans papiers , les pauvres , les drogués jonchent les trottoirs ! Ville qui n'a plus rien à voir de l'époque de la Belgique joyeuse mais qui ressemble de plus en plus à une ville du continent africain avec la complicité des politiciens qui dénaturent la capitale européenne !

  • Posté par Dupont Vincienne, mardi 31 août 2021, 15:05

    +1

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