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La princesse Elisabeth va étudier l’«histoire et la politique» à l’université d’Oxford

L’héritière au trône poursuivra donc ses études supérieures en Angleterre. Elle a choisi une formation qui lui sera utile pour sa future fonction de reine.

Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 3 min

On savait que la princesse Elisabeth poursuivrait son cursus scolaire à l’étranger. Etudier dans un autre pays permet à une héritière au trône de mener une vie plus anonyme, loin des projecteurs, et sans avoir à justifier un choix entre université francophone ou flamande, catholique ou non. Mardi, le Palais royal a dévoilé la filière retenue par la duchesse de Brabant : elle entamera, début octobre, un programme de trois ans en « Histoire et politique » au Lincoln College, l’un des collèges de la prestigieuse Université d’Oxford. Voilà qui lui assurera une formation utile à sa future fonction de reine, puisqu’elle alliera l’étude des sciences politique à l’histoire, donc la mise en perspective historique des événements.

Généralement, nous explique Lydia Matthews, « Senior Tutor » du Lincoln College, « les étudiants choisissent une matière, comme l’histoire ou la littérature anglaise, mais la princesse Elisabeth a donc opté pour deux thèmes. Ce que le Collège n’accepte que pour un ou deux étudiants par an » – sachant qu’en moyenne, chaque collège d’Oxford accueille 44 jeunes par an, la concurrence pour y entrer est donc rude.

Comme les autres, Elisabeth devra choisir quatre thèmes parmi ceux proposés la première année, mais en piochant donc à la fois parmi l’histoire anglaise ou européenne et l’introduction à la politique ou à la pratique politique, par exemple.

« Son choix »

C’est au terme d’une sélection que l’on est admis au Lincoln College. Et la princesse, précise le Palais, « a conclu avec succès les épreuves d’admission ». A savoir : une première acceptation de son dossier sur la base de ses résultats antérieurs, de son CV… ; puis une épreuve écrite en histoire « anonymisée », précise-t-on ; et enfin, un entretien avec le professeur chargé des admissions (« tutor »).

A plusieurs sources, on nous assure que c’est Elisabeth elle-même qui a opté pour cette formation en histoire et politique, en accord bien sûr avec ses parents. Elle a aussi consulté des alumni de différentes universités avant d’arrêter son choix. A ce stade, on ne sait pas si elle poursuivra cette formation au-delà du bac de trois ans, en tentant un master.

33.000 euros d’inscription

Notons encore qu’Elisabeth kotera, comme tous les étudiants de première année, sur le campus de l’université. Et qu’elle y sera traitée comme ses camarades, nous assure Lydia Matthews, à l’exception des mesures de sécurité propres à son statut de future reine. Pour ce qui est du coût de ces études, l’inscription annuelle au Lincoln College revient à 28.370 livres pour un élève étranger (trois fois plus que pour un Britannique), soit 33.000 euros, auxquels s’ajoutent les 176 livres (205 euros) par semaine pour la chambre.

Rappelons enfin que pour en arriver là, la princesse a d’abord étudié en néerlandais (une première pour un futur monarque belge) au collège Saint-Jean-Berchmans, à Bruxelles (elle était en latin-grec en humanités) ; puis deux ans à l’UWC Atlantic College au pays de Galles pour finir ses secondaires et obtenir un baccalauréat international ; et enfin un an à l’École royale militaire pour une formation en sciences sociales et militaires. Elle parle déjà français, néerlandais, anglais et allemand.

Dernière précision : le Palais explique qu’Elisabeth « reviendra régulièrement en Belgique et restera impliquée dans la vie publique belge lors d’activités, seule, avec Sa Majesté le Roi ou avec sa famille ». Ce qui la préparera aussi à son futur rôle royal. Et qui a dû peser dans le choix d’une université anglaise : il est plus facile de revenir en Belgique du Royaume-Uni que des Etats-Unis, où avait étudié son père, le roi Philippe.

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35 Commentaires

  • Posté par Albin S. Carré, mercredi 1 septembre 2021, 18:12

    C'est merveilleux!

  • Posté par Robert Anne-marie, mercredi 1 septembre 2021, 9:30

    Edourd Bazior : voyez quelle est la proportion d'étudiants étrangers (du monde entier) à Oxford. Oui une ouverture d'esprit internationale est nécessaire pour elle.

  • Posté par Somville Francis, mardi 31 août 2021, 18:27

    Pour Vincienne Dupont: non Madame ma remarque n'est pas "bas de plafond" car le royaume de Belgique n'est pas éternel ...

  • Posté par Dupont Vincienne, jeudi 2 septembre 2021, 0:38

    Somville F : rien n'est éternel...votre propos n'est pas très pertinent, royaume ou non, elle a le droit de faire des études, point barre. Merci M. Smyers pour votre soutien :-)

  • Posté par Smyers Jean-pierre, mardi 31 août 2021, 18:35

    Disons alors qu'elle était mesquine avec un fond de méchanceté, M. Somville.

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