«alpha», «delta», «C.1.2.», «Mu»… le point sur les différents variants du coronavirus

Photo d’illustration.
Photo d’illustration. - Unsplash.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) surveille un nouveau variant du coronavirus, baptisé « Mu », qui a été identifié pour la première fois en Colombie en janvier, a-t-elle indiqué dans la nuit de mardi à mercredi. De quoi relancer la crainte quant aux différents variants du coronavirus.

Le variant « Mu »

Le variant « Mu » – B.1.621 d’après la nomenclature scientifique – a pour l’instant été classé comme « variant à suivre », a précisé l’OMS dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire sur l’évolution de la pandémie.

L’OMS précise que le variant présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’« échappement immunitaire » (résistance aux vaccins), et souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses caractéristiques.

Le C.1.2.

Des scientifiques sud-africains ont identifié un nouveau variant du coronavirus présentant un nombre préoccupant de mutations. Détecté pour la première fois en mai, ce variant dénommé « C.1.2. » a atteint neuf provinces d’Afrique du Sud, en plus de la République démocratique du Congo, de l’île Maurice, du Portugal, de la Nouvelle-Zélande et de la Suisse. En mai, il représentait 0,2 % des génomes séquencés en Afrique du Sud, 1,6 % en juin et 2 % en juillet. Avec sa cinquantaine de mutations, le C.1.2. serait à ce jour le variant le plus éloigné de la souche originelle apparue dans la province de Wuhan, ce qui pourrait compromettre la capacité des anticorps à le neutraliser.

Les variants alpha et delta

Actuellement, l’OMS considère que quatre variants sont préoccupants, dont les variants alpha, présent dans 193 pays, et delta, présent dans 170 pays, tandis que cinq autres variants sont à suivre (y compris « mu »).

Le variant delta (ex-indien) est deux fois plus contagieux que les autres souches. Et les spécialistes alertent sur des symptômes qui pourraient facilement être confondus avec ceux d’un mauvais rhume, explique La Voix du Nord.

Avant, la toux, la fièvre et la perte d’odorat étaient les symptômes dominants. Avec le variant delta, certains sont similaires comme le mal de tête, le mal de gorge, un écoulement nasal… mais des signes comme des douleurs musculaires ou une diarrhée sont apparus et sont aussi considérés comme les principaux troubles.

Tous les virus mutent avec le temps

Tous les virus, y compris le SARS-CoV-2 responsable du covid, mutent avec le temps. La plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus.

Cependant, certaines mutations peuvent affecter les propriétés du virus et influer, par exemple, sur la facilité avec laquelle il se propage, la gravité de la maladie qu’il entraîne ou l’efficacité des vaccins, des médicaments, des outils de diagnostic ou des autres mesures sociales et de santé publique.

L’apparition, fin 2020, de variants qui présentaient un risque accru pour la santé publique mondiale a conduit l’OMS à caractériser des variants à suivre et des variants préoccupants, afin de hiérarchiser les activités de surveillance et de recherche au niveau mondial.

L’OMS a décidé de nommer les variants à suivre ou préoccupants à l’aide de lettres de l’alphabet grec, afin d’éviter toute stigmatisation d’un pays en particulier et de permettre au grand public de prononcer les noms plus facilement.

 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous