Etats-Unis: la Cour suprême laisse en vigueur une loi du Texas restreignant l’avortement

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Reuters.

La Cour suprême des Etats-Unis a offert une victoire majeure aux opposants à l’avortement dans la nuit de mercredi à jeudi, en refusant de suspendre une loi du Texas qui interdit d’avorter après six semaines de grossesse même en cas de viol ou d’inceste.

La haute juridiction, saisie en urgence par des défenseurs du droit à l’avortement, ne se prononce pas sur la constitutionnalité de la loi entrée en vigueur 24 heures plus tôt, mais invoque «des questions de procédures complexes et nouvelles» pour la laisser en place tant que la bataille judiciaire se poursuit.

Courte majorité

Sa décision a été prise à une courte majorité des cinq juges conservateurs, dont trois ont été choisis par l’ancien président Donald Trump pour leur opposition à l’avortement.

Le chef de la Cour John Robert, un conservateur modéré, tout comme les trois magistrats progressistes, a fait savoir qu’il aurait bloqué cette loi «sans précédent», en attendant un examen de fond.

Plus directe, la juge progressiste Sonia Sotomayor a jugé la décision «stupéfiante» et reproché à ses confrères «de se mettre la tête dans le sable» face à un loi «imaginée pour empêcher les femmes d’exercer leurs droits constitutionnels et échapper à un examen en justice».

La législation en cause, signée en mai par le gouverneur républicain Greg Abbott, interdit d’avorter une fois que les battements de cœur de l’embryon sont détectés, soit après environ six semaines de grossesse, alors que la plupart des femmes ne savent même pas qu’elles sont enceintes. Une seule exemption est prévue: en cas de danger pour la santé de la femme.

 
 
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