Inondations: la commission d’enquête wallonne a été installée

Jean-Claude Marcourt, président de la commission d’enquête sur les inondations.
Jean-Claude Marcourt, président de la commission d’enquête sur les inondations. - Photo News.

La commission d’enquête du parlement de Wallonie consacrée aux inondations catastrophiques de juillet s’est réunie une première fois ce jeudi matin. Sans traîner : quarante-cinq minutes pour parler méthode et agenda entre les 11 membres effectifs (dont le président Jean-Claude Marcourt) et les 10 membres suppléants. Tous disposeront du même droit d’intervention.

Seul point de friction à ce stade : l’adoption du règlement d’ordre intérieur. Un article de ce dernier fixe comme règle la confidentialité de tous les documents qui parviendront à la commission. Ceux-ci seront accessibles aux élus via une « data room » aux règles d’accès très strictes, comme lors de la commission Publifin. A l’unanimité, les députés pourront toutefois décider de rendre des pièces publiques.

Le PTB aurait voulu l’inverse : la publicité comme règle, la confidentialité comme exception. Mais c’est oublier que le parlement de Wallonie marche sur des œufs : ses travaux évolueront en parallèle d’une instruction judiciaire qui se déroule, elle, à l’abri des regards. Il faut éviter les conflits et préserver les principes, dont la présomption d’innocence. Dans le même ordre d’idées d’ailleurs, des huis clos pourraient être prononcés lors de certaines auditions.

Un magistrat de référence

La commission d’enquête a ensuite décidé de solliciter du Premier président de la Cour d’appel de Liège la désignation d’un magistrat de référence qui suivra les travaux parlementaires afin de veiller au respect des règles.

Les députés se réuniront tous les vendredis, matin et après-midi. Ils se réservent la possibilité d’étendre leurs travaux aux jeudis, si nécessaire. La première séance de travail est déjà fixée au vendredi 10 septembre avec des auditions d’intérêt général : « Pour que chaque commissaire dispose de la même information, nous devons partir d’une page blanche », a plaidé Jean-Claude Marcourt.

La première audition sera celle de Sylvie Marique, à la fois secrétaire générale de l’administration wallonne et depuis un mois, commissaire spéciale à la reconstruction. Elle devra brosser à l’intention des députés un portrait des compétences institutionnelles et des services concernés par une crise comme celle du mois de juillet. Il lui sera aussi demandé de dresser un état des lieux des dégâts provoqués par les inondations. Une deuxième audition sera sans doute nécessaire pour évoquer les dramatiques journées de la mi-juillet.

Ce cadre général sera soutenu ensuite par l’intervention de plusieurs experts universitaires sur des questions comme l’organisation de la gestion de crise et la planification d’urgence dans notre pays, l’état des précipitations en Belgique en 2021, le problème de la saturation des sols et la gestion des bassins-versants.

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