Droits de l’enfance, décret Paysage… la Fédération Wallonie-Bruxelles approuve plusieurs projets de décrets

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Ce jeudi, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a approuvé plusieurs avant-projets ou projet de décret. Il s’agit notamment d’une réforme de la formation initiale des enseignants, d’une réforme du décret Paysage, une autre sur une formation universitaire consacrée aux droits de l’enfant ainsi que le déblocage de 300.000 euros pour lutter contre les violences homophobes.

Réforme de la formation initiale des enseignements

Le gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles a approuvé jeudi en troisième lecture l’avant-projet de décret réformant la formation initiale des instituteurs et enseignants, laquelle passera de trois à quatre ans.

Durant le deuxième cycle de leur formation, les étudiants devront réaliser un « stage de longue durée » au cours d’une année scolaire, lequel comptera pour une partie significative des crédits dédiés à la pratique. Ce stage devra permettre aux étudiants d’articuler pratique au sein des écoles et retours réflexifs avec leurs formateurs.

Validée sous la précédente législature déjà, la mise en œuvre de la réforme avait été différée par l’actuelle majorité qui souhaitait y apporter quelques adaptations. Au printemps dernier, le texte approuvé en seconde lecture par le gouvernement avait suscité une volte-face des syndicats.

Ceux-ci s’étaient notamment opposés à la volonté du gouvernement de permettre aux étudiants de commencer leur métier sous un statut de « professeur étudiant ». Cet élément a disparu de la mouture approuvée jeudi.

La réforme de la formation initiale des enseignants est attendue depuis 30 ans en Fédération Wallonie Bruxelles. Celle-ci vise à mieux armer les futurs enseignants pour exercer leur métier et contribuer ainsi à l’amélioration du système éducatif francophone, l’un des moins performants des pays développés. Le texte devrait être soumis prochainement au Parlement pour adoption.

Réforme du décret Paysage

Le gouvernement de la FWB a également approuvé jeudi en deuxième lecture l’avant-projet de décret révisant le « décret paysage » de l’enseignement supérieur.

La nouvelle mouture intègre des adaptations consécutives aux avis rendus sur le projet par l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES) et par des acteurs de terrain, mais sans en modifier grandement les fondements.

Pour éviter l’allongement généré par le décret actuel, la réforme impose aux étudiants devront dorénavant réussir l’ensemble des 60 premiers crédits d’un cursus (1er bloc) avant de pouvoir être officiellement inscrits dans le bloc suivant. En cas de réussite partielle de son premier bloc, l’étudiant pourra toujours anticiper des crédits, mais sans dépasser un maximum de 60 crédits à son programme.

Les étudiants disposeront de cinq années pour obtenir leur diplôme de bachelier, avec deux années maximum pour réussir les 60 crédits du 1er bloc. Le jury pourra décider de permettre à un étudiant de rester finançable s’il réussit 60 crédits et au moins 50 crédits du bloc 1 au terme de ces deux années. Mais les crédits de bloc 1 restants devront impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

Les étudiants qui changeront d’études bénéficieront, au cours du cycle, d’une année supplémentaire, ce qui portera alors leur total d’années pour réussir un bachelier à six ans.

Sur le plan de l’aide à la réussite, une attention particulière devra être apportée aux étudiants qui ont du mal à boucler avec succès leurs 60 premiers crédits. Et chaque établissement devra lister avant la rentrée les activités de remédiation prévues.

Un Master de spécialisation en droits de l’enfant

Une formation interuniversitaire consacrée aux droits de l’enfant sera proposée dès cette rentrée académique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Attendue depuis de nombreuses années, cette formation transversale est l’une des mesures découlant du plan d’actions relatif aux droits de l’enfant élaboré par la FWB. Cinq universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont uni leurs expertises pour de créer ce nouveau master interuniversitaire.

Le nouveau cursus s’adresse aux étudiants qui souhaitent compléter leur formation de deuxième cycle par une spécialisation interdisciplinaire avant de s’engager sur le terrain professionnel. Mais il vise aussi les divers acteurs qui œuvrent dans les secteurs de l’enfance, de l’aide à la jeunesse, l’enseignement, la petite enfance, la justice, la santé mentale, la police, l’accueil des demandeurs d’asile ou encore l’action sociale.

Ce master est coordonné par l’ULB et les cours du tronc commun seront donc localisés à Bruxelles (ULB ou Université Saint-Louis) avec un choix de cours optionnels possible à l’UNamur, l’UCLouvain et l’ULiège.

L’horaire des cours obligatoires sera aménagé en fin d’après-midi ou en début de soirée pour permettre à un public plus large d’y assister.

300.000 euros pour lutter contre les violences homophobes

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé jeudi de mobiliser 300.000 euros pour financer un appel à projets de lutte contre les discriminations et les violences homophobes, transphobes et biphobes.

L’initiative vise à soutenir le développement, par des assocations en lien avec les questions de droits des personnes LGBTQI+, d’initiatives de sensibilisation, de prévention et des luttes contre les violences.

Les candidatures sont attendues jusqu’au 15 octobre 2021. Infos : www.egalité.cfwb.be.

 
 
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