Georges-Louis Bouchez tacle la réforme des pensions de Karine Lalieux: «On est loin des objectifs»

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La réforme des Pensions annoncée par Karine Lalieux, ministre responsable, n’est pas du goût de Georges-Louis Bouchez. Pas du tout. Le libéral-réformateur intervient d’emblée ce matin, et ne passe (vraiment) rien aux propositions de la socialiste…

« D’abord, la méthode : présenter une telle réforme dans la presse, avant-même que les textes se retrouvent sur la table du conseil des ministres, ce n’est pas sérieux. A Karine Lalieux, je suis tenté de dire : on n’est plus au collège de la Ville de Bruxelles. Franchement, c’est un dossier “touchy”, ce n’est pas la bonne méthode ».

Georges-Louis Bouchez poursuit : « La réforme annoncée ne tient pas compte des tableaux budgétaires retenus lors de la constitution du gouvernement Vivaldi. La ministre parle d’une injection de 1,2 milliard d’euros, sauf que lors des travaux Vivaldi, on avait évoqué 300 à 400 millions d’euros. Nous en étions là, elle est ailleurs ».

Ceci encore : « Il n’y a pas assez de différence entre les périodes travaillées et les périodes dites assimilées. Karine Lalieux parle de 10 ans de travail pour pouvoir accéder à son modèle de pension minimum. C’est très insuffisant. Nous, libéraux, nous voulons 20 ans effectifs, c’est un minimum. Car le travail doit être reconnu et récompensé ».

Quid du retour du bonus pension ? « Il intervient beaucoup trop tôt, il doit être bien davantage lié à des périodes travaillées ».

Conclusion : « On attendait une réforme assurant la pérennité du système des pensions, sa soutenabilité, un dispositif ayant trait à la convergence des statuts, des solutions pour les travaux pénibles… On est loin de tout ceci ». A suivre le président du MR, les négociations au sein de la Vivaldi seront rudes. On irait même carrément vers une épreuve de force : « Cette réforme est hors des clous budgétaires et elle ne correspond pas du tout aux objectifs fixés dans la coalition. On va devoir remettre tout ça sur le métier. On a besoin d’une réforme structurelle, là on est dans une série de mesures dont il faudrait reparler dans 3 ou 4 ans, ça ne va pas. »

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