Exploit d’Alcaraz à l’US Open: l’Espagnol de 18 ans élimine Tsitsipas au 3e tour (vidéo)

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Énorme surprise à Flushing Meadows : Carlos Alcaraz, phénomène Espagnol de 18 ans, a eu le scalp du 3e mondial, le Grec Stefanos Tsitsipas, accédant, pour sa première participation à l’US Open, aux 8e de finale que jouera Daniil Medvedev (2e) impressionnant vendredi.

« C’est un sentiment incroyable. Cette victoire signifie beaucoup pour moi. C’est le meilleur match de ma carrière. Battre Stefanos Tsitsipas est un rêve devenu réalité et le faire est encore plus spécial pour moi », a réagi le héros du jour, vainqueur 6-3, 4-6, 7-6 (7/2), 0-6, 7-6 (7/5).

C’est au terme d’un combat de plus de quatre heures, dans une ambiance parfois électrique, que les spectateurs du Arthur Ashe et ceux devant leur télévision en mondovision ont vu l’éclosion de celui que de nombreux observateurs présentent comme le futur Nadal.

Alcaraz, qui s’est écroulé de joie au milieu du court, a ensuite été félicité par Tsitsipas, reconnaissant sa supériorité sur ce match. Cela ne fut pas toujours le cas, à la fois dans le jeu et parfois après certains points gagnés par le Grec, qui éructait des « vamos ! ». En… espagnol donc, ce qui a eu le don d’agacer l’Ibère d’en face et même le public.

Tsitsipas a été nerveux comme rarement sur le court et il a écopé de deux avertissements : un pour une violation de temps entre deux services au 2e set et un autre pour avoir reçu un conseil de son coach de père, lors du jeu décisif du 3e set où il a fini par craquer en commettant une double faute.

C’est à ce moment-là qu’il a usé de son droit de faire une pause vestiaire pour se changer, mettant un peu plus de cinq minutes pour revenir. Au 1er tour contre Andy Murray, qui avait critiqué sa volonté d’ainsi casser le rythme, il avait mis sept minutes, et huit au 2e tour face à Adrian Mannarino. Comme aux dépens du Français, le Grec, alors bien rafraîchi, puisque c’est dit-il le but recherché de ces pauses, a remporté le 4e set 6-0.

Mais il est de nouveau tombé sur un Alcaraz en mode roc, qui a su trouver les ressources pour se remettre dans la rencontre, renvoyant toutes les balles, alternant sa gamme avec des amorties, et l’emporter au tie-break une nouvelle fois, sur sa troisième balle de match.

Même abnégation défensive sur le court, même gifle de coup droit, même prestance entre les points… Alcaraz a en effet certains côtés rappelant Nadal, son illustre et glorieux aîné, absent sur blessure (pied) cette année. Il devra avoir sa constance et rester imperméable aux attentes désormais pour confirmer, à commencer dimanche où il sera favori contre l’Allemand Peter Gojowczyk (141e).

 
 
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