Le Tour de Grande-Bretagne, dernier tremplin vers le Mondial pour Wout van Aert et Julian Alaphilippe

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Vainqueur en 2018, Alaphilippe emmènera une équipe Deceuninck-QuickStep ambitieuse au Tour de Grande-Bretagne, avec également Mark Cavendish, recordman des victoires d’étapes dans cette course (10) qui effectue sa rentrée après avoir rangé son maillot vert conquis à Paris à l’issue du Tour de France. A 36 ans, il disputera ce Tour pour la 12e fois, lui qui a déjà remporté dix étapes (un record), parmi les 155 que compte son palmarès.

«Le Tour de Grande-Bretagne sera ma dernière course avec le maillot arc-en-ciel que j’ai été si fier de porter pendant douze mois» et «une course parfaite pour moi avant les Mondiaux», a souligné le Français lors de l’annonce de sa participation.

Ce sera, en revanche, une première pour van Aert (Jumbo-Visma), médaillé d’argent de la course en ligne aux JO de Tokyo et qui revient à la compétition après sa 6e place dans le chrono olympique le 28 juillet dans la capitale japonaise. L’Anversois n’a pas traîné en chemin effectuant notamment cette semaine une petite reconnaissance de Paris-Roubaix qui aura lieu ensuite le 3 octobre.

Il faudra aussi surveiller INEOS Grenadiers qui envoie l’Anglais Ethan Hayter, vainqueur du Tour de Norvège et médaillé d’argent avec Matt Walls dans l’épreuve de Madison à Tokyo, ainsi que l’ancien champion du monde (2014) polonais Michal Kwiatkowski.

Les huit étapes, sur un axe sud-nord des Cornouailles (sud de l’Angleterre) à Aberdeen (Ecosse), offriront un parcours sélectif et varié idéal pour ceux qui veulent se montrer ou se roder.

«Le parcours est l’un des plus durs des éditions récentes, avec beaucoup de bosses, des routes étroites et des ascensions chaque jour, ce qui rendra difficile de contrôler la course, a estimé le directeur sportif de Deceuninck-Quick-Step, Geert Van Bondt.

De la montagne d’emblée

La première étape entre Penzance et Bodmin (180,9 km) commencera fort avec deux cols de catégorie 3 dans les 30 premiers kilomètres et un troisième aux deux-tiers de la course, alors que l’arrivée se jugera après une montée de 500 mètres avec des portions à 13%.

La deuxième (183,9 km) entre Sherford et Exeter proposera trois cols ardus de deuxième catégorie, mais le final pourrait convenir à des sprinteurs si leurs équipes travaillent bien.

Après une troisième étape galloise en forme de contre-la-montre par équipes de 18,2 km, la quatrième sera la plus longue de la course (210 km), avec deux cols de deuxième catégorie et deux de première, dont une montée finale de 1,9 km avec une pente moyenne de 9,8%.

La 5e entre Alderley Park et Warrington (152,2 km) semble promise aux sprinteurs, alors que la 6e, sur 198 km entre Carlisle et Gateshead sera un calvaire pour eux, avec trois cols de première catégorie.

La 7e étape amènera ce qu’il restera du peloton à Edimbourg, et pourrait à nouveau se décider au sprint, de même que l’arrivée finale, la plus septentrionale de l’histoire de la course, à Aberdeen, après un dernier effort de 173 km.

Le Néerlandais Mathieu van der Poel avait remporté la dernière édition en date en 2019 à l’issue de laquelle Jasper De Buyst avait pris la 3e place.

 
 
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