Karine Lalieux défend sa réforme des pensions: «On répare des injustices sociales»

Karine Lalieux

Ce vendredi, la ministre des Pensions Karine Lalieux (PS) a présenté sa proposition de réforme. Il est notamment question de pension minimale à 1.500 euros, de pension à mi-temps ou un cinquième, de pension anticipée et de bonus pour ceux qui travaillent plus longtemps… Les réactions, des partis d’opposition mais aussi au sein du gouvernement, n’ont pas tardé… Les textes, à négocier au sein de la coalition, seront déposés lundi.

Ce dimanche, la ministre était présente sur le plateau de « C’est pas tous les jours dimanche » sur RTL-TVI. La ministre évoque l’une des propositions les plus importantes de la réforme. «L’idée, c’est de réparer une injustice sociale. On constate, aujourd’hui, que des personnes qui n’ont pas la chance de faire des études et qui commencent à travailler à 18 ans devront travailler 44 ans pour pouvoir partir à la pension anticipée. Alors que ces personnes ont, d’habitude, un métier beaucoup plus lourd, une espérance de vie moindre, ils cotisent plus longtemps et ils profiteront moins de leur pension». Le travailleur aura la possibilité de choisir et d’aménager sa fin de carrière avec une pension à mi-temps. « On répare des injustices sociales et en même temps ce sont des incitants positifs », souligne-t-elle.

Elle précise également que la proposition de retraite à 1.500 euros sera octroyée à tous les travailleurs. Salariés, employés comme indépendants. « Toutes les mesures que je mets sur la table sont pour tous les travailleurs y compris les indépendants. Il faut que, quel que soit leur statut, les travailleurs puissent vivre dignement. Mais il faudra augmenter le taux d’emploi et de productivité pour y arriver. »

Les questionnements autour des métiers lourds sont également sur la table. « Prendre une pension anticipée après 42 ans de carrière est déjà une première réponse mais ce n’est pas suffisant. Avec les partenaires sociaux, on va travailler sur la pénibilité. Nous voulons voir quelles sont les incidences de certains métiers notamment sur les maladies professionnelles. Sur cette base-là, nous devrons sans doute faire des aménagements de fin de carrière. Il faut faire la différence entre nos métiers et ceux des personnes qui travaillent à la chaîne… »

Elle conclut en rappelant que cette proposition de réforme sera négociée et souligne que la réforme qu’elle propose est financièrement neutre « puisqu’on a injecté 1,2 milliard de budget ».

 
 
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