«C’est le plus grand qui est parti»: pluie d’hommages pour Belmondo

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AFP.

Nous nous retrouvions tous » en Jean-Paul Belmondo, a salué lundi Emmanuel Macron, en évoquant « un trésor national, tout en panache et en éclats de rire, le verbe haut et le corps leste, héros sublime et figure familière, infatigable casse-cou et magicien des mots ».

« Il restera à jamais Le Magnifique », a ajouté dans un tweet le chef de l’Etat, après la mort de l’acteur à l’âge de 88 ans à son domicile parisien. Emmanuel Macron avait décoré Jean-Paul Belmondo en novembre 2019 à l’Elysée, en le faisant grand officier de la Légion d’honneur.

Les hommages de la classe politique française

Quelques secondes après l’annonce du décès de la légende du cinéma français, les hommages inondaient déjà les réseaux sociaux. A commencer par la classe politique française avec notamment Christophe Castaner (LREM) : « Il nous avait appris à dire “Bonjour”, et aujourd’hui nous allons devoir apprendre à lui dire au revoir… ». Pour Bruno Le Maire (LREM), il était « une légende française et les légendes ne meurent jamais ». Eric Dupond-Moretti remercie « Bébel » pour avoir « rassemblé tant de générations » et François Hollande (PS) souligne sa relation exceptionnelle avec tous les Français, « au point que chacun avait envie de l’avoir comme ami. Il a joué avec les plus grand parce qu’il était l’un des plus grands ». La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS) remercie l’acteur pour « ces souvenirs fabuleux qui auront marqué tant de générations. Un géant s’en est allé. »

La télévision et le cinéma français en deuil

L’animateur Nikos Aliagas lui rend également hommage : « Sois en paix le magnifique », en référence à l’un de ses films culte. Tandis que le comédien, Richard Anconina qui a joué aux côté de Jean-Paul Belmondo dans « Itinéraire d’un enfant gâté », l’a remercié sur Instagram. « Tu es né avec le moral, et tu ne l’as jamais perdu ». Jean Dujardin le remercie et s’exprime plus sobrement : « Tu vas me manquer… Tu vas tellement nous manquer. merci Jean-Paul », a-t-il écrit sur Instagram.

Le réalisateur et ami de Belmondo, Philippe Labro, a également réagit sur BFMTV en évoquant un homme « d’une grande simplicité ». L’acteur Michel Boujenah se remémore quant à lui sur RTL un être cher : « J’ai appris ça il y a cinq minutes, et évidemment je suis très triste mais il ne faut pas qu’on le soit, il n’aurait pas supporté qu’on soit triste. Il avait une élégance et une pudeur vis-à-vis de la souffrance qui était extraordinaire. Il faut qu’on continue à rigoler, qu’on continue à l’aimer. Les gens ne meurent pas tant qu’on ne les oublie pas et c’est impossible d’oublier Jean-Paul. Jean-Paul c’est comme l’Arc de Triomphe, comme la Tour Eiffel, c’est notre Tour Eiffel à nous. Je suis évidemment inconsolable mais je refuse d’être triste ».

L’acteur Philippe Torreton a été l’un des premiers à s’exprimer sur BFMTV et se remémore leur rencontre : « C’était un acteur que j’admirais énormément. […] Il avait voulu déjeuner avec moi et le réalisateur de Présumé Coupable, qu’il avait adoré et il voulait nous le dire. Et ça a été un des grands moments de ma vie d’acteur ».

Alain Delon « anéanti »

Dernièrement, c’est Alain Delon qui a réagi en direct sur CNews, par téléphone.

Les Festivals de Cannes et de Venise lui rendent hommage

Un homme et un acteur « généreux » ; « Une icône du cinéma français et international » : les Festivals de Cannes et de Venise ont salué lundi la carrière de Jean-Paul Belmondo, monstre sacré du 7e art, décédé lundi à 88 ans.

« Pour l’hommage 2011, les photographes avaient prévenu : “On va poser nos appareils sur les marches et ce sera pour l’applaudir”. Sa générosité d’homme et d’acteur a inventé parmi les plus grands moments de l’histoire du cinéma. Merci Jean-Paul. Adieu Magnifique », a écrit sur le compte Twitter du Festival de Cannes, son délégué général Thierry Frémaux.

Deux photos de « Bébel » à Cannes accompagnent le tweet. En 2011, il avait reçu une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. En 2019, le Festival l’avait une nouvelle fois mis à l’honneur à travers l’affiche de sa 71e édition, qui reprenait un baiser tiré de « Pierrot le fou » de Jean-Luc Godard avec Anna Karina, film culte de la Nouvelle Vague réalisé en 1965.

De son côté, la Mostra de Venise, qui se tient jusqu’à samedi, se rappelle, « avec grande affection et admiration de l’acteur Jean-Paul Belmondo, icône du cinéma français et international, et premier interprète extraordinaire de l’esprit de modernité propre à la Nouvelle Vague ». Le directeur de la Mostra Alberto Barbera se souvient d’« un visage fascinant, une sympathie irrésistible, une versatilité extraordinaire, qui lui a permis d’interpréter des rôles dramatiques, d’aventuriers et même comiques, qui ont fait de lui une star appréciée universellement, aussi bien par le cinéma d’auteur que par le cinéma de divertissement ».

En 2016, le Festival lui avait décerné un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

 
 
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