Jean Rondeau: l’écho délicat des étoiles

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Le bouillant Jean Rondeau, toujours en train de courir un nouveau lièvre, est décidément imprévisible. Et voici que ce diablotin cesse de nous bousculer pour nous entraîner dans l’univers capital à la Renaissance, celui de la mélancolie. Mais pas de tristesse maladive ici, plutôt une volonté de prendre le temps de regarder les choses, de les goûter et de donner une allure universelle à ce que l’on voudrait limiter à des drames particuliers. De Frescobaldi, Rossi ou Strozzi à Sweelinck, Bull ou Gibbons sans oublier Picci ou Valente, Rondeau prend plaisir selon ses dires «  à laisser tintinnabuler au cœur de la nuit les clochettes de l’affect dans le cosmos musical, comme l’écho délicat d’étoiles depuis longtemps passées qui nous éclairent encore ». La magique simplicité !

Erato

 
 
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