Signes convictionnels: Philippe Close ne veut pas importer le débat, le parlement est le «meilleur endroit» pour le mener

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Photo News.

Le parlement bruxellois est le lieu idéal pour enfin clarifier les choses dans le débat sur le port de signes convictionnels ; L’importer au niveau communal ne ferait qu’encourager une dichotomie sur cette question, a affirmé lundi soir le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) lors de la séance du conseil communal.

Celui-ci a rejeté par 28 non, 8 oui et 4 abstentions une proposition de motion du MR appelant le collège échevinal à rappeler que l’autorité publique communale se doit d’être neutre et impartiale ; et à proposer un règlement consacrant clairement l’obligation d’impartialité, de neutralité et d’apparence de neutralité dans l’exercice de leurs fonctions par les agents des services de la Ville et du CPAS, ainsi que, en exécution de ce principe, l’interdiction du port de signes convictionnels philosophiques, politiques ou religieux ostentatoires dans l’exercice de leur fonction.

Le résultat du vote masque mal les nuances d’approches observées dans la majorité et que l’on retrouvera plus que vraisemblablement lors du futur débat attendu au parlement régional dans les prochains mois.

Les votes en faveur de la motion ont tous émané de la famille libérale. Le rejet fut le fait, dans la majorité, du PS, et des Verts et, dans l’opposition, du PTB. Les abstentions ont émané des rangs de DéFI, dans la majorité, et des élus cdH/CD&V.

Pour Philippe Close, qui fut le seul mandataire socialiste à prendre la parole, le règlement de la Ville est très clair en la matière. Importer le débat à la Ville nuirait à la sérénité de celui-ci.

Dans la majorité, Jérôme Jolibois (Ecolo) a souligné que son parti défendrait dans le débat au parlement bruxellois une limitation de l’obligation de neutralité au service rendu, sans fixer de règles sur l’apparence de celui ou celle qui le rend. Dans le même ordre d’idée, Ecolo condamne toute forme d’imposition de port du foulard à une femme, qui constitue aux yeux de l’élu vert, une forme de violence misogyne.

Sans surprise, le partenaire de majorité DéFI n’est pas de cet avis. Marie Nagy a répété que la formation amarante considérait que la neutralité d’apparence devait être de mise dans les pouvoirs publics pour souligner la neutralité de l’action publique. « C’est parce qu’il y a 184 nationalités à Bruxelles qu’il faut des espaces neutres pour que tout le monde s’y retrouve », a-t-elle dit.

 
 
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