Boxe, football, tennis…: le sport, l’autre passion de Jean-Paul Belmondo

@News
@News

Qui a dit qu’on ne pouvait pas être comédien et athlète ? Si certains ont cherché à opposer culture et sport, « Bébel », figure emblématique du cinéma de la seconde moitié du XXe siècle, n’aura eu de cesse, au cours de sa vie, d’allier ses deux passions.

« Je n’ai pas pratiqué tous les sports, mais je les ai tous aimés », répétait-il à l’envi.

Dans les années 1970, il est l’un des premiers acteurs à prendre une loge au stade de tennis de Roland-Garros, dans l’ouest de la capitale.

Un cliché en noir et blanc pris par l’AFP en 1973 -- probablement l’une de ses premières apparitions publiques à Roland-Garros -- montre l’acteur et son ami, l’autre monstre sacré du cinéma français, Alain Delon, encerclés par la foule, tentant de se frayer un chemin vers les tribunes.

Depuis, il est devenu un visage familier du public et également des sportifs. En 1987, le tennisman allemand Boris Becker, qui disputait un match, était venu le voir pour lui serrer la main.

Sa dernière apparition médiatisée sur les bancs du stade date de 2018 : cheveux ébouriffés, chemise bleue, son sourire charismatique… Les années ont passé mais Bébel est toujours là.

« Roland-Garros est orphelin de l’un de ses plus fidèles amoureux », a réagi sur son compte Twitter le tournoi français dès l’annonce de sa mort.

Tradition

L’autre tribune où l’acteur a passé du temps n’est autre que celle du Parc des Princes, le stade du PSG. Et pour cause : il avait participé, en 1973, au financement du club de foot de la capitale aux côtés de Francis Borelli et Daniel Hechter.

L’idée était simple : combler l’absence d’un club de haut niveau dans la capitale française pouvant rivaliser avec d’autres grands clubs européens.

« Jean-Paul Belmondo était chez lui au Parc des Princes », a réagi lundi dans les colonnes de l’Équipe l’ancien président du PSG, Michel Denisot.

« Son fils Paul, puis son petit-fils Victor avaient perpétué la tradition au Parc des Princes, toujours fidèles aux couleurs Rouge et Bleu », a ajouté le club dans un communiqué.

S’il avait admis plutôt préférer regarder le tennis que d’y jouer, Belmondo faisait du foot depuis l’enfance, au poste de gardien de but.

Mais le sport qu’il a sans doute le plus pratiqué est le noble art. Amateur de boxe depuis l’enfance, celui dont le monde du cinéma disait à ses débuts qu’il avait un physique de boxeur s’était inscrit à 16 ans à l’Avia Club de la Porte de Saint-Martin, à Paris.

L’acteur a même livré plusieurs combats professionnels. « C’est vrai que je boxais bien », avait-il déclaré à la presse dans les années 1990. Au cinéma, il a notamment joué le rôle d’un boxeur dans « L’Aîné des Ferchaux » de Jean-Pierre Melville en 1963.

« Merci pour tout ce que tu as fait pour la boxe. Merci pour ton support inconditionnel depuis le début, sur le ring et surtout en dehors », a réagi lundi le boxeur français Tony Yoka sur Twitter.

« J’aurai eu l’immense honneur de rencontrer ce GRAND Monsieur, acteur légendaire, passionné de sport et il était l’unique Professionnel !! Mes pensées vont à sa famille et ses amis. Au revoir M. Belmondo, reposez en paix et merci pour tout ce que vous nous laissez », a déclaré lundi sur Twitter le médaillé Olympique de judo, Teddy Riner.

Tennis, foot, boxe… Jean-Paul Belmondo était aussi un fan de vélo. L’acteur raffolait des sorties de groupe accompagné notamment de son fils Paul et s’était même, à l’occasion d’une scène dans le film « L’héritier » (1973) de Philippe Labro, essayé au rugby.

 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous