Inondations: 38.543 logements ont été dégradés par les eaux

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Pierre-Yves Thienpont.

Au parlement de Wallonie ce lundi, Christophe Collignon (PS), le ministre wallon du Logement, a fourni un bilan chiffré complet du nombre d’habitations détruites ou endommagées par les inondations catastrophiques de la mi-juillet. Ces chiffres ont été rassemblés au départ des données fournies par les assurances, les communes, les sociétés de logement et les services de la Région.

Les eaux ont fait des dégâts sur 38.543 immeubles. Parmi ceux-ci, on estime que 642 logements sont détruits ou à détruire parce qu’ils ne sont plus utilisables. En outre, 4.940 biens sont partiellement détruits ou dans un état très grave. Leur avenir est compromis. Enfin, 32.961 immeubles sont atteints dans une mesure moindre et pourront être sauvegardés moyennant travaux.

Les sociétés de logement public figurent parmi les victimes de cette catastrophe : 1.466 maisons ou appartements ont été inondés. A ce stade, il apparaît que 231 logements devront être détruits, 441 sont dans un état très grave et 794 sont dans un état moins sérieux. Le Foyer de la région de Fléron est le plus impacté avec 600 logements touchés sur un total de 2.841. Plus loin dans la vallée, Logivesdre rencontre des difficultés avec 255 logements sur un parc de 3.000 biens.

Un défi énorme s’impose à la Wallonie. Le gouvernement a déjà pris de nombreuses décisions visant à faciliter le relogement des victimes et à soutenir les sociétés de logement et les communes voire les propriétaires privés disposant de logements vides. Le ministre Collignon mise sur la multiplicité des solutions, depuis la réquisition des logements vides, la mobilisation des gîtes ou la location de containers pour lequel un vaste marché a été lancé.

Cette semaine encore, le gouvernement prendra la décision de débloquer 25 millions d’euros en faveur des sociétés de logement. « Cette seconde tranche vise à rénover rapidement 312 logements publics actuellement inoccupés, le plus souvent parce qu’ils nécessitent de petits travaux de rénovation entre deux locataires. Ces travaux sont normalement pris en charge par les sociétés mais, en l’occurrence, je propose à la Région de les financer à 100 % », explique le ministre.

La ministre de l’Environnement, Céline Tellier (Ecolo), a de son côté fait le point sur les impacts des inondations sur l’environnement (pollutions, déchets, etc.). Elle a ainsi indiqué que 15 stations d’épuration des eaux sur 428 sont encore hors-service. « Elles le resteront encore pour une période allant de 3 à 15 mois en fonction de la gravité des dégâts », a-t-elle indiqué aux parlementaires wallons. Les eaux usées qui y étaient traitées ne peuvent pas être stockées ni détournées vers d’autres stations. Elles sont donc rejetées dans les rivières « où elles sont cependant diluées et auto-épurées en partie », dit la ministre. La pollution due à l’arrêt des stations d’épuration est « problématique » et fait l’objet d’un suivi particulier.

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