Polémique autour de la Coupe du monde 2022 au Qatar: «Il faudra prendre davantage en compte les droits humains à l’avenir»

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«  Je pense qu’il faudra une plus grande considération de ces choses à l’avenir », a déclaré le joueur du Bayern Munich, 26 ans, mardi, en conférence de presse.

Le Qatar a été fréquemment critiqué au niveau international au sujet des conditions et des droits des travailleurs migrants impliqués dans les chantiers de construction de la Coupe du monde. En février, le Guardian avait rapporté que 6.500 ouvriers originaires d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka avaient péri au Qatar depuis que le pays a obtenu l’organisation de la Coupe du monde 2022, en 2010.

« Le sujet est déjà très présent », a ajouté Goreztka. L’Allemagne, comme d’autres sélections, ont utilisé la précédente fenêtre de qualification pour défendre les droits humains, tandis que la Norvège a débattu d’un éventuel boycott du tournoi en cas de qualification « Nous ne sommes pas non plus parfaits dans notre propre pays », a reconnu Goretzka, qui ajouté qu’il faut avoir la plus grande influence « sur le pas de sa porte. »

Faire pression

Lundi, le capitaine de la Finlande Tim Sparv s’est longuement exprimé sur le sujet dans le Player’s Tribune. Il encourage tous ceux qui le peuvent à parler des conditions de travail des ouvriers sur les chantiers du Mondial. « Continuez la discussion. Continuez à exprimer votre soutien aux travailleurs migrants. Ecrivez, sur un blog ou Twitter, à leur sujet. Publiez des déclarations. Prenez la parole. Faites davantage pression sur le Qatar et la FIFA. Pourquoi ? Parce que ça marche. Et les travailleurs – croyez-moi – l’apprécient », a écrit Sparv.

Le capitaine finlandais explique avoir sollicité la FIFPro, le syndicat international des joueurs, qui lui a donné « beaucoup d’informations sur les lois qatariennes, les récentes réformes et ce à quoi ressemble la vie pour les ouvriers dans le pays » et avoir même discuté en visioconférence avec des ouvriers, qui lui ont parlé des conditions difficiles sur place. Il écrit avoir été particulièrement touché par le récit d’une travailleuse immigrée « contrainte de travailler 16 heures par jour, sans le moindre jour de repos. » « Elle a également déclaré que si une travailleuse portait plaine, la police prenait toujours le parti de l’employeur. Nous parlons ici de choses comme des allégations de viol. Ce sont de graves accusations, et pourtant ces femmes ne sont pas écoutées. »

Sparv reconnaît qu’il écrit son article « plusieurs années trop tard » et se demande « comment la FIFA a pu attribuer la Coupe du monde au Qatar », et « où étaient les supporters, les joueurs, les organisations à but non lucratif et les spécialistes des droits de l’homme » au moment de l’attribution du Mondial, en 2010.

Sparv insiste aussi sur la situation après la Coupe du monde 2022. « Normalement, les gens oublient le pays hôte une fois le tournoi terminé. Il ne faut pas que cela se produise ici. »

 
 
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