La Belgique et les Pays-Bas, pivots du trafic de cocaïne en Europe, selon Europol

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Reuters.

La Belgique et les Pays-Bas sont devenus les principales plaques tournantes du trafic de cocaïne à destination de l’Europe, supplantant l’Espagne en tant que principal voie d’entrée dans les pays européens, a indiqué un rapport de l’agence européenne de police Europol rendu public mardi.

Profitant de l’accroissement de l’approvisionnement en cocaïne, notamment en provenance de la Colombie, les organisations criminelles utilisent les ports de Rotterdam (Pays-Bas), Hambourg (Allemagne) et surtout Anvers (Belgique) pour introduire la drogue aux Pays-Bas, d’où elle est acheminée dans l’ensemble de l’Europe, a souligné Europol dans un rapport rédigé en coopération avec l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC). «L’épicentre du marché de la cocaïne en Europe s’est déplacé vers le nord», relève le rapport.

L’utilisation croissante du transport de marchandises dans des conteneurs, en misant sur les grandes capacités des terminaux portuaires d’Anvers, de Rotterdam et de Hambourg «ont consolidé le rôle des Pays-Bas en tant que zone de transit», de la cocaïne, selon le rapport de cette agence basée à La Haye.

Les côtes de la mer du Nord ont «supplanté la péninsule ibérique en tant que principal point d’entrée de la cocaïne arrivant en Europe», souligne-t-il. En 2020, les saisies de cocaïne à Anvers se sont élevées à un total de 65,6 tonnes, a précisé Europol dans le rapport.

En février, l’Allemagne et la Belgique ont effectué une saisie record de 23 tonnes de drogue qui était dissimulée dans des conteneurs maritimes.

 
 
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