«Trouver les mots pour raconter l’horreur», «faire face»...: la presse réagit à l’ouverture du procès des attentats de Paris

FRANCE TERROR ATTACKS TRIAL

Des kamikazes devant le Stade de France, des armes de guerre en plein Paris, 130 morts, et une nuit qui a traumatisé le pays. Six ans après, le procès «historique» des attentats du 13 novembre 2015 s’ouvre mercredi à 12h30 au cœur de la capitale, sous sécurité maximale.

Dans la matinée, sous l’œil des caméras, un convoi ultrasécurisé a quitté la prison de Fleury-Mérogis, où le seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam, est depuis plus de cinq ans incarcéré à l’isolement total.

Au bord de la Seine, les abords du palais de justice historique étaient bloqués depuis l’aube par un large périmètre de sécurité. Sous l’œil de joggers, de cyclistes et de touristes étonnés ou parfois agacés, les forces de l’ordre vérifiaient les laissez-passer de tous ceux qui se dirigeaient vers le palais, où des centaines de parties civiles, d’avocats et de journalistes étaient attendus.

La presse, française et étrangère, fait état de cet événement dans ses pages ce mardi.

Dans son édito du jour, Le Figaro se demande si ce procès pourra panser les plaies de victimes et de leurs familles. « Cette tragédie inextinguible, d'une violence inouïe, c'est celle des victimes et de leurs familles, de tous ceux dont l'existence a été à jamais fracturée par la folie meurtrière. »

Libération ouvre son journal avec une photo de personnes qui se soutiennent. « Faire face », titrent-ils. « Le procès qui s’ouvre ce mercredi sera hors norme. Mais comment trouver les mots pour raconter l’horreur ? ».

De son côté, le journal satirique Charlie Hebdo a opté pour un titre choc en référence, notamment, à l’émission « Faites entrer l’accusé ».

En Belgique, La Meuse donne la parole à la famille d’une victime  : « Avec ce procès, on veut des réponses ».

Le Soir ouvre ses pages avec un édito centré sur la justice française face à un défi d’exemplarité.

 
 
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