Attentats de Paris: Salah Abdeslam est arrivé au palais de justice (photos et vidéos)

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AFP.

Des « kamikazes » au Stade de France, des terrasses de bars et le Bataclan mitraillés, et le carnage en plein Paris : la justice française replonge mercredi et pour neuf mois dans l’horreur des attentats djihadistes du 13 novembre 2015, les plus meurtriers commis dans ce pays.

Ce procès hors normes, la plus grande audience criminelle jamais organisée en France, doit s’ouvrir à 12h30 ce mercredi dans l’historique palais de justice de Paris, sous sécurité maximale dans un contexte de menace terroriste toujours élevé.

Mercredi, peu avant midi, le Franco-Marocain Salah Abdeslam, le seul membre encore vivant des commandos téléguidés par le groupe Etat islamique (EI) qui ont fait 130 morts et plus de 35 blessés à Paris et Saint-Denis en 2015, est arrivé au Palais de justice.

Un procès pour l’Histoire

Filmé pour l’Histoire, ce procès va se dérouler sur neuf mois, une durée sans précédent pour une audience criminelle en France. « Ce sera le procès sans doute le plus long de l’histoire », a dit à l’AFP Me Christian Saint-Palais, avocat d’un des accusés.

Il est aussi inédit par l’ampleur du dossier – 542 tomes – par son nombre de parties civiles – au moins 1.800 – et par sa charge émotionnelle. Quelque 550 personnes prendront place dans une salle spécialement construite au sein du palais.

La cour d’assises spéciale doit juger vingt accusés, soupçonnés d’être impliqués à divers degrés dans la préparation des attaques. Dix prendront place dans le box aux côtés de Salah Abdeslam. Trois autres, sous contrôle judiciaire, comparaîtront libres. Six autres enfin sont jugés par défaut, dont le donneur d’ordres et vétéran du jihad Oussama Atar, et les « voix » françaises de la revendication de l’EI, les frères Fabien et Jean-Michel Clain, tous trois présumés morts en Syrie. Les deux premiers jours d’audience seront essentiellement consacrés à l’appel des parties civiles.

Un procès « chargé en émotions »

Les témoignages de rescapés et proches des victimes ne débuteront que le 28 septembre, pour cinq semaines.

« On sait » qu’à cette occasion, « c’est une vague d’émotion qui déferle, les faits remontent à la surface », dit Philippe Duperron, dont le fils de 30 ans a été mortellement blessé au Bataclan, et qui s’exprimera comme président de l’association de victimes 13onze15.

« Ce procès promet d’être chargé en émotions, la justice se devra toutefois de les tenir à distance si elle ne veut pas perdre de vue les principes qui fondent notre Etat de droit », mettent en garde les avocats de Salah Abdeslam, Olivia Ronen et Martin Vettes.

 
 
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