Fête de la BD: quatre semaines dans les bulles du 9e Art

A l’affiche de la Fête de la BD : Corto Maltese comme vous ne l’aviez jamais vu...
A l’affiche de la Fête de la BD : Corto Maltese comme vous ne l’aviez jamais vu... - Casterman.

Que serait Bruxelles sans son building Tintin, ses temples de la bande dessinée, ses fresques murales dédiées au 9e Art et sa Fête de la BD ? Alors pandémie ou pas, impossible de faire l’impasse sur le rendez-vous annuel des bédémaniaques. Rappelons que si l’édition 2020 n’avait pas été annulée, elle avait été délocalisée dans la gare maritime de Tour et Taxis par précaution sanitaire. Un an plus tard, Bruxelles est encore en zone rouge et à situation particulière, solution particulière : la fête se déclinera dans une formule adaptée.

L’hommage rendu à la bande dessinée ne se déclinera pas sur trois jours mais sur quatre semaines, aux quatre coins de la ville. Du 10 septembre au 10 octobre, les événements se dérouleront en divers endroits comme le Centre Belge de la Bande Dessinée, mais aussi le musée BELvue et certains parcs et galeries de la capitale.

Étaler l’événement permettra d’éviter les rassemblements de masse mais pas seulement. Les organisateurs entendent également inciter à l’évasion et à la redécouverte de Bruxelles. C’est une des raisons pour laquelle l’affiche de la Fête de la BD est placée sous le signe du voyage. Elle est griffée par Bastien Vivès, l’étoile montante de la nouvelle bande dessinée française, avec la série culte de Lastman, et le dessinateur du nouveau Corto Maltese, Océan noir.

Un billet simple pour Séoul

La fête de la BD en 2021 veut faire sortir chacun de sa bulle. Alors, c’est parti ! Embarquez à Bruxelles et atterrissez 8.000 km plus loin pour découvrir l’invitée d’honneur de cette édition collector : la Corée du Sud.

Plus qu’un appel à l’exotisme, la Corée c’est d’abord 120 ans de relations diplomatiques avec la Belgique mais aussi une pratique riche de la bande dessinée, encore largement méconnue chez nous. Plus pour longtemps : la fête de la BD a prévu une immersion en bonne et due forme dans la culture des manhwas et des webtoons, avec au programme expositions, dédicaces, rencontres et caricatures en direct.

La fête de la BD c’est aussi des rencontres. Et cette année, la rencontre à ne pas manquer c’est Corto Maltese qui fera l’objet d’une exposition dans le parc de Bruxelles. Cet aventurier mystérieux et romantique sera, ce samedi, au cœur d’un débat en présence de Bastien Vivès et de Martin Quenehen. Dans leur album Océan noir , les deux auteurs se sont récemment approprié le personnage emblématique d’Hugo Pratt pour l’ancrer dans notre réalité contemporaine. On s’attend à un débat imagé, aux couleurs des défis auxquels furent confrontés les deux auteurs lors de cette reprise.

Parmi les autres rencontres, on notera dans l’agenda, en date du 3 octobre, le « petit-déjeuner, projection et débat » avec Catel Muller et José-Louis Bocquet autour de la cinéaste Alice Guy, sujet du dernier album de ce duo encensé pour ses biographies de Kiki de Montparnasse ou de Joséphine Baker.

Maurane Mazars, lauréate du prix révélation 2021 au festival d’Angoulême avec son album Tanz !, sera aussi de la Fête de la BD, de même que Joris Mertens et sa Béatrice, ou encore Martin Winckler et Aude Mermilliod, les auteurs du Chœur des femmes .

Mais la fête de la BD c’est aussi des expositions au Centre Belge de la Bande Dessinée avec l’humour de Charel Cambré, les extravagances de United Comics of Belgium, et le vintage du Secret des Espadons de Blake et Mortimer. Les galeries Ravenstein opteront pour une touche plus surréaliste, celle d’Olivier Schrauwen présentant Olivier Schrauwen. Et pour l’après-midi, quoi de mieux qu’une sortie en famille ? Avec papy, mamy et les petits-enfants, ce sera le moment de se lancer dans une chasse au trésor endiablée, d’admirer les ballons géants à l’effigie de vos héros préférés ou de plonger (et contre-plonger) dans l’univers de Lucky Luke.

Et last but not least, la fête de la BD ne serait pas la fête de la BD sans le parfum d’encre des dessinateurs travaillant leurs croquis à la chaîne, sans les « C’est à quel nom ? » et les « Vous pouvez répéter ? ». Bref, sans les dédicaces ! Au fil des quatre semaines, vous aurez l’opportunité de collectionner dans les librairies et lieux culturels de la capitale, celles d’Aimée de Jongh ( Jours de Sable ), de Didier Alcante et Laurent-Frédéric Lebollée ( La bombe ), de Lapuss’ ( Diables Rouges ), d’Alain Peral ( Les Schtroumpfs ), de Ludo Borecki ( La vie compliquée de Léa Olivier ), d’Alec Severin ( Spirou ), de Mawil ( Lucky Luke ), de François Schuiten ( Blake et Mortimer ), de François Rivière ( Blake et Mortimer ), de Godi & Falzar ( Ducobu ), de Juanjo Guardino ( Blacksad ), de Vincent Mallié ( Ténébreuse ), de Cy ( Radium Girls ), de Dany ( Olivier Rameau ), de Catel Muller, Bastien Vivès et Martin Quenehen, et encore bien d’autres.

Infos : fetedelabd.brussels

 
 
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