La Commission juge des aides à Alitalia illégales, mais valide la distinction avec ITA

Les deux prêts jugés anticoncurrentiels par la Commission avaient été accordés par l'Italie en mai puis en octobre 2017, quand la compagnie aérienne Alitalia était en cruel manque de liquidités. Depuis, sa situation ne s'est pas rétablie et la compagnie italienne cessera tous ses vols en octobre. Une partie de ses activités et de sa flotte va être reprise par ITA, nouvelle entité détenue par l'autorité publique italienne. 

Rome avait bien préparé son dossier, négociant les différents aspects de cette "relance" avec la Commission. Cette dernière a ainsi confirmé vendredi qu'ITA est suffisamment différente d'Alitalia: il y a "discontinuité économique", et la dette de la grande soeur ne sera donc pas transférée à la nouvelle entité. 

A noter que la Commission européenne continue de se pencher sur un autre prêt accordé à Alitalia, datant quant à lui de 2019. Concernant les prêts de 2017, "il était peu probable que la compagnie aérienne soit capable de générer suffisamment de liquidités pour rembourser les prêts de l'État avant leur échéance ou qu'elle puisse vendre ses actifs pour lever suffisamment de liquidités pour rembourser la dette", observe la Commission. En octroyant ces aides, la Commission n'a donc pas agi comme l'aurait fait un acteur privé, ce qui a faussé la concurrence. Théoriquement, Alitalia devrait rembourser les 900 millions en plus des intérêts.

 
 
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