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Pourquoi l’horeca manque à ce point de bras

Rouverts depuis quatre mois, restos et cafés souffrent d’une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée. En cause, le covid qui a fait fuir des salariés et brisé de nouvelles vocations.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 8 min

La scène se déroule un dimanche midi dans le décor fifties du milk-bar ixellois Le Balmoral apprécié d’un public jeune et familial. Un couple de grands-parents s’impatiente gentiment car leur petit-fils a faim. « Son hamburger arrive dans deux minutes », les rassure Pascale Nihoul, patronne des lieux qui s’active entre les fourneaux et la salle. « Il nous manque quelqu’un en cuisine, les commandes prennent plus de temps à sortir ». Sourire un brin gêné de la boss, regard compréhensif des clients qui patientent effectivement davantage que d’ordinaire dans cet établissement à la mécanique pourtant bien huilée depuis tant d’années. « En fait, j’ai besoin en tout de quatre personnes supplémentaires », nous confie Pascale Nihoul. « Trouver de la main-d’œuvre compétente, ça n’a jamais été facile. Mais depuis la crise du covid, c’est devenu bien pire ».

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6 Commentaires

  • Posté par Chimento Giovanni., samedi 11 septembre 2021, 11:26

    C'est un juste retour de manivelle. Le personnel Horeca était mal payé et mal considéré, dans une situation précaire, plus de noir que de salaire déclaré. Que les patrons réfléchissent comment faire revenir un main d'œuvre qualifiée et bien rémunérée. Le coût des salaires est un élément à prendre en compte dans les plans financiers mais la taxation des entreprises et des salariés est un deuxième élément à prendre en compte par l'état.

  • Posté par Desmet Marc, lundi 13 décembre 2021, 19:47

    Mille fois d'accord, ajoutez à cela les étudiants forçats à horaires coupés dont on déclare que 1/3 des prestations. Même les caisses enregistreuses sont fraudeuses voir -> https://allo-tpe.fr/fraude-caisse-enregistreuse/

  • Posté par Termam Alexis, samedi 11 septembre 2021, 14:47

    100% d'accord. L'effet désastreux du noir a été que les employés de l'horeca ont été indemnisé sur base du salaire officiel. Bonjour la désillusion. Alors sachant que le secteur ne va pas abandonner la technique du noir, beaucoup se sont dit qu'il était temps de pense à se reconvertir. La CSC a fait une sortie concernant l'impôt des jobs étudiants que le secteur horeca emploie à profusion, ce qui n'est pas normal. Cela montre que le secteur est malade et qu'il est plus que temps de se remettre en question sur les pratiques salariales.

  • Posté par Dedecker Nicolas, vendredi 10 septembre 2021, 22:07

    C’est pas le pass de la honte qui va aider à relancer la machine… au fait le personnel horeca doit il avoir le pass pour travailler ?

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 10 septembre 2021, 21:37

    n importe quoi, comme si des emplois étaient en attente des gens de l horeca, les patrons ne veulent pas engager ,ils veulent faire trimer un maximum avec un minimum de personnes, il faut arrêter de prendre les cons pour des imbéciles

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