Les éleveurs disent non à l'interdiction des antibiotiques critiques pour les animaux

"Il est incompréhensible que les députés européens puissent s'opposer au fait que lorsque les animaux tombent malades, ils doivent être traités, notamment en cas d'infections bactériennes potentiellement mortelles", s'indigne l'organisation, assurant qu'il n'existe, à l'heure actuelle, aucun traitement alternatif susceptible de remplacer l'utilisation des antibiotiques critiques en cas de maladie bactérienne.

"En interdisant le seul choix thérapeutique disponible, ces animaux seront laissés sans soin, ce qui entraînera des souffrances inutiles. Cela est contraire à l'article 13 (titre II) du TFUE, qui reconnaît les animaux comme des êtres sensibles et exige que nous tenions pleinement compte de leurs besoins en matière de bien-être", ajoute l'Agrofront. "Il est également inadmissible pour le monde agricole vivant de l'élevage de perdre des animaux suite à une interdiction de soin."

Le front indique en outre avoir observé une réduction des ventes d'antibiotiques vétérinaires de plus de 34% au niveau européen, selon le rapport ESVAC 2020. Cette réduction est de 40% au sein de la Belgique et même de 70% pour les antibiotiques critiques, d'après le rapport Amcra 2020.

"L'utilisation d'antibiotiques chez les animaux destinés à l'alimentation est désormais inférieure à celle des humains, comme le reconnaît le troisième rapport Jiacra émis par l'EFSA, l'EMA et l'ECDC", explique l'organisation. "Pour réduire efficacement la résistance des bactéries aux antibiotiques, il est important d'avoir une approche One Health. Les efforts doivent être faits à la fois en santé animale et en santé humaine."

"L'Agrofront s'associe à l'ensemble des réactions venant du monde scientifique afin que cette motion ne soit pas adoptée. Il en va de la pérennité de notre élevage et du bien-être de nos animaux", conclut-elle.

 
 
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