Universités: voici les nouvelles conditions de réussites

VALERIE GLATIGNY (2)
Pierre-Yves Thienpont.

Valérie Glatigny (MR) l’avoue : la rentrée académique 2021 « à 100 % en présentiel, ce n’était pas gagné d’avance. Je dis donc aux étudiants d’en profiter un maximum, de prendre toutes les nouvelles opportunités qui s’offrent à eux ». Dans un entretien accordé au Soir, la ministre de l’Enseignement supérieur se félicite de ce retour dans les auditoires.

Elle en profite aussi pour défendre la réforme du décret Paysage, qui oblige désormais les étudiants à réussir les 60 crédits du bloc 1 (la première année du bachelier) en deux ans maximum. « Il fallait à tout prix remettre des balises. (…) On a essayé de placer le curseur au bon endroit entre d’un côté, des balises claires pour les inciter à aller chercher rapidement un bachelier et de l’autre le droit à l’échec. Car oui, on aura encore le droit d’échouer, tout le monde ne trouve pas sa voie directement, et c’est bien normal. Moi, ça ne me gêne pas du tout si un étudiant a besoin de plus de temps pour réussir son master, tant qu’il est sur une trajectoire de réussite ».

La Fédération des étudiants (FEF) craint que cette réforme accentue la précarité estudiantine. Mais la libérale réplique : « Pour rappel, le point de départ de la réforme pointe le fait que la réussite par accumulation de crédits n’a pas toujours rempli son pari. Le nombre de diplômés n’a pas augmenté, c’est particulièrement le cas pour les plus fragiles. On a également assisté à un allongement de la durée des études. Or, cet allongement va de pair avec une précarisation des étudiants »

 
 
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