Inondations: six sinistrés nous racontent leur histoire

La date est facile à retenir, c’est l’avantage : le 14 juillet dernier, un mercredi, alors que la France célébrait sa fête nationale, des pluies diluviennes tombaient sur le sud de la Belgique et poussaient rus, ruisseaux et rivières hors de leurs lits. La Meuse elle-même se faisait menaçante. Depuis le début de la semaine, les bulletins météo annonçaient une « drache », nationale elle aussi. Deux mois plus tard, il faut éviter de fanfaronner : personne n’avait prévu un tel déluge et les conséquences mortelles qu’il allait provoquer.

La nuit du 14 au 15 juillet puis la journée du jeudi ont ouvert les yeux de tout le monde : riverains, autorités, services de secours et même… journalistes bien vite confrontés à une situation inédite par son ampleur et son bilan humain et matériel. A des degrés évidemment divers, la catastrophe a fait des milliers de sinistrés. Les cinq provinces ont été touchées. Au total, 209 des 262 communes wallonnes ont subi ces crues du siècle.

Mais c’est clairement en province de Liège que le bilan est le plus douloureux, et particulièrement dans la vallée de la Vesdre. Aujourd’hui encore, d’Eupen aux portes de Liège, ce n’est que désolation, déchets amoncelés, maisons détruites, familles réfugiées et décors d’apocalypse. A l’occasion des deux mois de cette crise, la rédaction du Soir est à nouveau partie à la rencontre des victimes pour s’informer sur leur situation et envisager avec elles leur avenir dans leur région.

Les inondations de l’été dernier sont un drame d’ampleur nationale, mais elles sont surtout l’addition d’une foule de situations individuelles ou familiales qui méritent toute notre attention et celle des autorités. La diversité des témoignages recueillis ici montre que les réponses à apporter seront diverses et devront coller au plus près des attentes des victimes.

A l’avenir, Muriel, Christiane et les autres seront nos grands témoins de l’après-crise, de leurs difficultés, de leurs petites joies, des obstacles qui se dressent sur leur route et de leurs attentes. Les uns et les autres ont promis de nous tenir régulièrement au courant. Leurs messages nourriront un espace qui leur est dédié sur notre site internet. Dans ces colonnes, chaque fois que nécessaire, nous reviendrons sur leurs situations qui permettront à la rédaction de mettre en exergue les étapes de la reconstruction, en bien ou en mal.

A travers ces témoins du quotidien, nous espérons rendre compte par l’exemple des incroyables défis qui se posent à la Wallonie et à ses habitants meurtris. Ces parcours de vie nous aideront à comprendre une situation qui évoluera sans cesse mais dont les conséquences se feront ressentir durant des mois et sans doute des années.

Découvrez les témoignages en cliquant sur l’infographie ci-dessous.

 
 
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