La grève maintenue dans les garages D'Ieteren, nouvelle réunion jeudi (2)

"Contrairement à la première rencontre, la direction a revu sa copie et amené des propositions concrètes. Néanmoins, elle s'est contentée de modifier des éléments mineurs de son projet. Les travailleurs et leurs représentants n'ont pas trouvé ces changements suffisants", développent les syndicats dans un communiqué en front commun.

Une nouvelle réunion est prévue jeudi matin avec, cette fois-ci, la haute direction du groupe D'Ieteren, notent la FGTB-MWB, le Setca, la CNE et la CSC Metea, qui espèrent désormais "pouvoir discuter sérieusement". 

La grève dure depuis près de deux semaines désormais et concerne les Centres D'Ieteren de Zaventem, Drogenbos, Anderlecht et Ixelles, qui assurent l'ensemble des services de vente et d'après-vente des marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Bentley, Lamborghini, ainsi que des filiales My Way et Wondercar. Selon la direction, l'activité retail revêt une importance stratégique car elle maintient un contact direct avec les clients, mais elle est déficitaire depuis plusieurs années.

Le travail dans les garages a été arrêté la semaine dernière, après que la direction a annoncé vouloir réduire les salaires et les conditions de travail. Environ 400 personnes y travaillent. Le plan de la direction est "non négociable" pour les syndicats, qui dénoncent par ailleurs les manœuvres de la direction pour casser ce mouvement de grève.

Les mesures envisagées par la direction "visent à rendre les concessions détenues en propre structurellement rentables et à assurer un emploi de qualité sur le long terme", souligne D'Ieteren dans un communiqué. Les efforts qu'elle a entrepris, "dans un contexte de marché pourtant très concurrentiel, soulignent sa volonté à rétablir les discussions avec la délégation syndicale, dans l'intérêt de son personnel et du service à la clientèle", ajoute l'entreprise.

Le "contrat d'avenir" des D'Ieteren Centers vise à aligner partiellement les conditions de travail aux normes du marché sur le plan des horaires et des avantages extra-légaux et à redistribuer aux collaborateurs une partie significative des bénéfices au personnel dès le retour à la rentabilité, explique la direction.

"Même si, au travers de notre contrat d'avenir, nous visons à rapprocher les conditions de travail à la moyenne du marché, celles-ci resteront meilleures", assure Didier Fenix, CEO de D'Ieteren Centers.

 
 
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