Simon Mignolet avant la rencontre face au PSG: «Ils ne vont pas gagner le match à 3 contre 11»

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Dans sa belle et longue carrière qui lui a permis d’arpenter les pelouses de Premier League et de Ligue des champions durant 9 saisons avec Sunderland puis Liverpool, Simon Mignolet en a croisé des stars. Même s’il est conscient qu’il va affronter l’une des plus belles armadas offensives que l’on puisse imaginer à l’heure actuelle, ne comptez toutefois pas sur lui pour être impressionné outre mesure, ce mercredi soir, au moment de l’entrée en lice du Club face à ce PSG plus monstrueux que jamais.

Simon Mignolet, quand on voit la constellation de stars qui débarque en Venise du Nord, avez-vous conscience qu’il vous sera difficile de ne pas encaisser de but mercredi soir ?

On verra si je vais avoir beaucoup de travail ou non. Malgré tout, je voudrais signaler en premier lieu qu’il est agréable de retrouver la scène de la Ligue des champions, à domicile et avec le soutien de nos supporters qui plus est. Après un an durant lequel ils ont dû nous regarder à la télé, cela fait plaisir de les retrouver nombreux pour une affiche européenne. Certainement face à la meilleure équipe qui se déplace avec toutes ses stars.

Comment, en tant que gardien, se sent-on quand on va affronter Neymar, Messi, Mbappé ?

On sait que les Parisiens ont dans leur noyau beaucoup de qualités individuelles et qu’il sera difficile de préserver ses filets inviolés. Par contre, j’ai toujours dit qu’en tant que gardien, il est impossible de garder le zéro derrière tout seul comme il est impossible pour eux de gagner le match à 3 contre 11. On travaille notre schéma tactique en semaine, on essaie de trouver un moyen de défendre tous ensemble mais pas seulement. Parce qu’on essaie aussi de trouver la petite faille qui nous permettrait de leur faire mal. Les Parisiens ont les qualités suffisantes pour marquer suffisamment mais cela ne nous empêche pas d’avoir nos propres ambitions, d’essayer de gagner ou au moins de faire un résultat positif. On réfléchit toujours de la sorte, que l’on joue contre Ostende ou contre le PSG. J’espère que la présence de notre 12e homme nous insufflera l’énergie nécessaire pour leur faire mal à notre tour.

Simon, vous avez déjà pu croiser Lionel Messi à trois reprises depuis le banc de touche (au Mondial 2014 et deux fois en LDC avec Liverpool) : pouvoir réellement jouer contre lui, c’est un accomplissement ?

En réalité, on vient de me rappeler que je l’avais déjà affronté lors d’un match amical d’avant-saison à Wembley (NDLR : en août 2016) que j’avais oublié. On avait gagné 4-0, ce qui était une bonne répétition générale. Mais ici, c’est encore différent. C’est toujours agréable d’affronter les plus grands joueurs du monde. Pourquoi devrait-on se montrer nerveux ?

Quand on affronte de tels joueurs, travaille-t-on spécifiquement les coups-francs, par exemple ?

On en a rigolé hier avec l’entraîneur des gardiens parce qu’on a une machine qui envoie des coups-francs puissants mais rien ne remplace le talent d’un Messi, d’un Neymar ou d’un Mbappé dans cet exercice spécifique. Alors, on va essayer de s’adapter.

Avez-vous encore des étoiles plein les yeux quand vous êtes dans le tunnel qui mène à la pelouse, juste avant une rencontre ?

Ce sont toujours des moments particuliers, qui peuvent vous donner la chair de poule, évidemment. Ceci dit, peu importe le nom des joueurs que l’on va affronter, finalement. Si tu regardes tes adversaires dans le couloir en leur montrant trop de respect, tu as déjà perdu le match…

 
 
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